ven.

16

oct.

2015

Enseignants, gagnez plus en diversifiant vos activités !

Après avoir obtenu un Master 2 Professionnel et réussi leurs concours d’accès au métier de professeur, les enseignants sont frustrés de moins bien gagner leur vie que ceux qui ont réalisé un Master 2 dans d’autres spécialités et qui travaillent dans d’autres ministères en catégorie A ou dans le privé.

 

Néanmoins, les enseignants ont 14 à 16 semaines de congés scolaires selon leur niveau d’enseignement, et peuvent employer le temps qu’il leur resterait de disponible à pratiquer un cumul d’activité accessoire, l'activité de professeur indépendant s'y prêtant très bien (= moins de 6h par semaine selon le décret du 20 janvier 2011) soit auprès d’un employeur public (en vacations) soit auprès d’un employeur privé, ou en créant une autoentreprise, soumis à autorisation préalable de leur administration.

 

Chaque situation étant différente, il est important de consulter notre expert pour des conseils personnalisés, afin de mettre toutes les chances de son côté pour réussir à gagner plus tout en restant dans la légalité de ce que permettent les textes. L'article 25 de la loi du 13 juillet 1983 énumère certaines interdictions d’activité aux agents publics.



1.      Les enseignants peuvent aussi exercer librement d’autres activités sans autorisation :

 

-          Gérer leur patrimoine immobilier personnel ou familial en percevant le montant des locations, ou en louant des chambres d’hôtes ou des gîtes

-          Gérer leur patrimoine mobilier (actions, obligations, SICAV, etc). Ils peuvent aussi être actionnaires minoritaires d’une entreprise dont ils n’exercent pas la fonction de gérant, en percevant seulement les dividendes annuels de l’activité, comme dans le cadre d’une valeur cotée.

-          Produire des  œuvres de l’esprit : publier des ouvrages, produire des œuvres musicales ou cinématographiques leur rapportant des droits d’auteur ; exposer et vendre ponctuellement leurs peintures, sculptures, et autres produits de nature artistique.

-          Une activité libérale découlant de la nature de leurs fonctions. Ainsi un professeur d'une discipline donnée peut-il l'exercer à titre libéral, dans une certaine limite. Chaque situation étant différente, il est important de consulter notre expert associatif pour des conseils personnalisés, afin de mettre toutes les chances de son côté pour réussir cette forme d’activité.





-          Créer et diriger bénévolement une association à but non lucratif. Une association peut constituer dans certains cas une bonne expérience pour expérimenter une activité qui vous passionne, et dont vous pourrez vivre en cumul d’activité accessoire dans un second temps (soumis alors à autorisation dans ce dernier cas). Dans certains cas, il est possible de pratiquer du soutien scolaire pour des associations.

 

Chaque situation étant différente, il est important de consulter notre expert associatif pour des conseils personnalisés, afin de mettre toutes les chances de votre côté pour accroître de cette manière vos revenus



2.      Les cumuls d’activité soumis à autorisation préalable sont :

 

-          La création ou la reprise d’une entreprise. Voir le décret du 2 mai 2007



Une commission de déontologie peut être saisie pour étudier la compatibilité de l’activité envisagée avec l’emploi occupé. L’accord éventuel vaut pour 2 ans, prolongé éventuellement d’une année dans certains cas. Au-delà l’agent doit prendre une décision importante : démissionner et poursuivre l’activité, ou la stopper pour rester au service de l’Etat. Les entreprises concernées par ces décrets relèvent des régimes Sarl, Sasu, Eurl, Eirl. Autoentreprise si elle est envisagée à plein temps.

-          Les expertises auprès d’entreprises ou d’organismes privés, sauf ceux contraires à leur mission de service public.

-          Les enseignements (comme professeur indépendant) ou formations (comme l’activité de formateur occasionnel, un statut très intéressant).

-          Les activités rémunérées à caractère sportif (ex : UNSS) ou culturel (ex : guide-conférencier, animateur BAFA, directeur BAFD durant les congés scolaires)

-          Les activités agricoles au sens strict, dans le cadre d’une exploitation familiale, sans en être le gérant

-          L’exercice comme conjoint-collaborateur d’une entreprise artisanale, commerciale ou libérale.

-          La réalisation de travaux de faible importance chez des particuliers (bricolage, etc.)

-          L’activité dans les services d’aide à la personne (comme le soutien scolaire comme professeur indépendant)

-          La vente de biens fabriqués par l’agent

 

Chaque situation étant différente, il est important de consulter notre expert pour des conseils personnalisés, afin de mettre toutes les chances de son côté pour obtenir votre autorisation de cumul d’emplois."

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ven.

21

août

2015

Comment trouver LE professeur particulier pour votre enfant la veille de la rentrée scolaire?

Alors que la rentrée approche à grands pas, de nombreuses familles commencent à se renseigner pour trouver un professeur particulier à domicile compétent et à un prix abordable en maths, français ou dans d'autres disciplines pour l'année scolaire à venir. Il est d'abord indispensable de savoir quel type d'enseignants vous cherchez.

Souhaitez-vous un enseignant de l'Education Nationale en poste? 
Souhaitez-vous passer par une structure de soutien scolaire ou traiter en direct avec un professeur indépendant?
Souhaitez-vous faire appel à un étudiant?
Souhaitez-vous le déclarer ou le payer de la main à la main? 

Il y a pléthore d'offres sur le marché et un très grand nombre de structures qui vanteront les mérites de leurs professeurs particuliers. Que ce soit leurs compétences techniques dans la discipline enseignée, leur expérience ou leur disponibilité. Il faut savoir que si vous faites appel à une agence de soutien scolaire mandataire, les cours particuliers seront dispensés par des "enseignants" rémunérés rarement plus de 17 euros de l'heure. Ensuite il est fort à craindre qu'ils ne seront pas spécialistes de l'enseignement. Pour de nombreux cas, vous ferez appel à des étudiants sélectionnés au seul motif qu'ils sont titulaires d'un bac+3. Souhaitez-vous vraiment payer 45 euros une personne qui suivra votre fils ou votre fille toute ou partie de l'année alors que l'enseignement n'est pas son métier?

Donc si vous passez par une agence, demandez à avoir un professeur de l'Education Nationale. Le risque est d'entendre souvent une réponse négative à cette légitime requête. Pourquoi? Car les enseignants de l'Education Nationale ont non seulement plusieurs années d'étude dans la discipline qu'ils enseignent, ont une parfaite connaissance des programmes de l'Education Nationale, peuvent anticiper le type de contrôle qui peut tomber mais et c'est le plus important ont aussi une expérience irremplaçable d'un métier à la très forte dimension humaine. Ainsi ils sont de plus en plus enclins à exiger des rémunérations bien supérieures à 15 euros de l'heure et ce à juste titre. Exit donc les enseignes de soutien scolaire? Non pas forcément, il y a encore des professeurs particuliers très compétents qui peuvent vous être proposés. Seulement il est nécessaire d'être très exigeant sur le profil demandé. Qui plus est vous devrez payer des coupons d'avance et si l'enseignant ne vous convient pas ce qui peut bien entendu arriver, il vous faudra patienter afin que l'enseigne vous trouve un autre enseignant disponible sur votre zone géographique et dont le profil réponde à vos critères de sélection. Enfin ne pas oublier qu'une agence de soutien scolaire vous fera payer des frais d'inscription qui tourneront autour de 75 euros.

Si vous ne souhaitez pas passer par une agence de soutien scolaire, que faire alors? Il reste des solutions alternatives. Chercher sur Internet votre perle rare en utilisant par exemple la super plate-forme de mise en relation superprof. Il vous y est donné la possibilité d'entrer en contact directement avec un enseignant moyennant 19,90 euros de frais de mise en relation. Encore une fois, vous pourrez tomber sur tous types de profils parmi lesquels des étudiants qui proposent des cours particuliers à 15 euros de l'heure, des enseignants de l'Education Nationale diplômés et expérimentés et titulaires  par exemple d'un capes ou d'une agrégation dans la discipline demandée ou un professeur indépendant dont le métier est de donner des cours particuliers à domicile. Ces derniers proposeront fréquemment des tarifs plus élevés situés entre 30 et 50 euros de l'heure mais tout se paie. La qualité en premier lieu. Faites attention: payer peu cher peut in fine vous coûter cher. Il s'agit de l'éducation de votre enfant, il ne s'agit donc pas de la brader.

Enfin comment payer? Le marché du soutien scolaire est estimé en France à environ 2,2 milliards d'euros pour un marché déclaré de 180 millions d'euros généré pour 90% par les grandes agences telles qu'Acadomia, Complétude, Anacours ou le Cours Legendre. Le solde soit environ 2 milliards est le fait du travail au noir. 

Tout le marché des services à domicile est concerné par cette omniprésence du travail non-déclaré.  C'est pour cette raison que l'Etat a décidé de "subventionner" les emplois ou les prestations à domicile en permettant aux familles de bénéficier d'une déduction fiscale ou d'un crédit d'impôt (si vous n'êtes pas imposable l'Etat vous rembourse) de 50% sur la note à payer. Toutes les agences scolaires mandataires emploient leurs enseignants et vous permettent de bénéficier de cet avantage fiscal. 
De manière générale faites appel à des professeurs indépendants qui proposent des prix de marché: 30-40 euros pour le collège, 35-50 euros pour le Lycée, 45-60 euros pour le supérieur. Privilégiez également les enseignants qui sont en entreprise individuelle ou en autoentreprise (en fait l'autoentreprise est une entreprise individuelle bénéficiant d'un statut fiscal particulier) avec agrément Sap (service à la personne) qui vous permet de bénéficier de l'avantage fiscal de 50% . C'est souvent un fort signal de qualité des cours particuliers dispensés. En effet cela signifie que l'enseignant se consacre totalement à son activité d'enseignant privé à domicile qui lui rapporte suffisamment pour en vivre. Il sera donc soucieux de proposer des cours de qualité, de se mettre à jour des programmes de l'Education Nationale qui changent régulièrement et sera bien entendu sensible au bouche à oreille qui ne fonctionnera que si les familles ont vu leurs enfants progresser dans leur résultats scolaires en raison de la qualité du soutien apporté. Par ailleurs vous n'aurez aucune obligation de le garder, il ne vous demandera pas de frais d'inscription ni de coupons à payer à l'avance.

Il est important de savoir si votre professeur à domicile est en entreprise individuelle avec agrément. Si il l'est, il produira des factures et le prix affiché sera le seul prix à payer sans charges supplémentaires. Détenteur d'un agrément service à la personne qui peut lui être retiré s'il ne tient pas à jour un tableau de bord régulièrement permettant notamment  à l'administration d'avoir des informations sur son activité, il sera dans l'obligation de vous remettre une attestation fiscale en année n+1 vous permettant de la faire valoir le cas échéant auprès de l'administration afin de bénéficier de l'avantage fiscal de 50% sur les cours particuliers payés l'année précédente.

Une autre chose est également importante à savoir. Si votre professeur particulier vous propose d'être payé en Cesu comme il est dit familièrement, cela implique qu'il sera votre salarié et que vous aurez à payer des charges de l'ordre de 82% en sus du salaire payé. En plus des démarches de déclaration de son salaire que vous aurez à faire chaque mois, n'oubliez pas ces charges qui viendront grandement majorer la note.

Pour résumer afin de trouver un bon professeur particulier et quelle que soit la discipline enseignée faites appel de préférence à des enseignants diplômés et expérimentés qui vivent de leur activité, ont pignon sur rue et disposent souvent d'un site internet leur permettant de promouvoir leur activité, de mentionner leurs tarifs et le cas échéant leur permettant de recueillir de précieuses recommandations de la part de familles qui auront été satisfaites de leurs prestations de cours particulier à domicile en maths, français, ses, svt, anglais ou autres matières.

Évitez les cours à 10 ou 15 euros de l'heure. Le prix reflète très souvent la qualité.
Privilégiez la transparence et le professionnalisme en faisant appel à des enseignants étant en entreprise individuelle avec agrément sap (service à la personne). Enfin des réseaux de professeurs indépendants se développent de plus en plus et rajoutent un élément de crédibilité non négligeable dans le cadre de votre recherche. Les enseignants y ont souvent été sélectionnés par d'autres profs indépendants. En effet un professeur indépendant ne recommandera un confrère à une famille que si il est certain de ses compétences. 

On en revient à l'importance fondamentale jouée par le bouche à oreille dans ce métier.
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dim.

02

mars

2014

Les différente​s stratégies pour acquérir de la clientèle en tant que professeur particulier indépendant

Il existe un certain nombre de démarches que vous devez entreprendre si vous souhaitez "capter" de la clientèle. Il n'y a pas un seul moyen mais plusieurs stratégies à mettre en place si l'on veut trouver des familles le plus rapidement possible.

 
En premier lieu, vous devez disposer de cartes de visite mettant en avant votre patronyme, votre fonction (professeur particulier indépendant de mathématiques par exemple) et votre zone d'intervention (Paris et sa banlieue ouest par exemple). Soyez sobre dans les couleurs et le cas échéant le logo si vous en disposez d'un.
 
Une fois que vous avez les cartes de visite, il vous faut en faire usage en les "distribuant" dans les commerces proches de chez vous : boulangerie, maison de la presse, 
tabacs, salon de coiffure, fleuriste, etc. N'hésitez pas à les mettre dans les boîtes aux lettres autour de chez vous.
 
Les cartes de visite sont un outil nécessaire dans l'arsenal du professeur particulier indépendant mais n'est pas suffisant. Vous pouvez par exemple apposer des plaques aimantées, modèle carte de visite sur votre véhicule. Cela aidera à vous faire connaître. Et ce d'autant plus si vous faites beaucoup de kilomètre par jour, ce qui est souvent le cas.
 
Surtout, faites votre travail et faites-le le mieux possible car c'est votre réputation, socle de votre activité, qui fera que vous serez recommandé ou non.
 
Prenez le temps de parler aux familles, intéressez-vous avec sincérité bien entendu à l'avenir du jeune dont vous assurez le soutien scolaire. N'oubliez pas d'informer la famille si vous notez un changement dans la motivation de l'élève par exemple.  Vous êtes aussi un pont entre la famille et l'élève. Ça rassurera les parents que vous soyez à l'écoute et que vous fassiez preuve d'empathie vis à vis de l'élève qui n'est rien moins que leur enfant.
 
En ce qui concerne la relation avec les familles par mail ou par sms, évitez absolument les fautes d'orthographe, même si vous êtes professeur particulier de mathématiques. Cela fait très mauvais effet!
 
Constituez-vous un site internet en essayant de comprendre comment les moteurs de recherche fonctionnent. Un bon site doit connaître un bon référencement. Faites figurer dans l'url de votre site un mot clé que les familles taperont probablement, "cous particulier", "professeur particuliers", "cours de maths" si vous êtes professeur particulier de maths, etc.
 
Il existe des plates-formes efficaces pour constituer son site à moindre coût tel que jimdo.fr. Vous pourrez agrémenter votre site de témoignages, de vidéos et pourquoi pas d'un blog.
Sachez que vous êtes sur un marché fortement atomisé, c'est à dire qui comprend un grand nombre d'acteurs. Vous êtes en concurrence avec les grandes enseignes mais également avec le professeur particulier indépendant situé au coin de la rue.
 
Essayez d'optimiser votre référencement en payant pour être visible en haut de page (voir google adwords).
 
Créez-vous une page facebook, un compte viadeo et linkedin en mettant avant votre activité et vos compétences.
 
Bref, soyez sûrs de vous et communiquez! Devenez le promoteur de votre activité.
 
A ce titre, n'hésitez pas à dire autour de vous que vous êtes professeur indépendant. Vous n'êtes jamais loin de quelqu'un qui a besoin de soutien scolaire.

 

 

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ven.

21

févr.

2014

Comment trouver un professeur particulier compétent?

Comment trouver un professeur particulier de maths, physique-chimie, français, espagnol,etc, qui soit compétent?

 

 

Une épineuse question sans nul doute.

 

Première question: quelles sont les qualités d'un enseignant compétent?

A mon sens, l'enseignant ne doit faire qu'enseigner (pas de job d'étudiant). Il doit être à l'écoute de l'élève, identifier ses lacunes ou ses difficultés sans jamais le juger et à partir de là établir un plan de travail efficace dont l'objectif final est de faire monter les moyennes. Dans certains cas, un objectif intermédiaire peut être de permettre à l'élève de retrouver confiance en lui. En effet, on constate à force de pratique que de nombreux élèves manquent de confiance en eux.

 

Pourtant, la confiance est LE moteur qui va permettre à l'élève de se découvrir, d'explorer des qualités qu'il n'imaginait pas. Les moyennes peuvent dès lors commencer à monter.

 

Savoir ce qui fait un bon enseignant à domicile, c'est aussi s'interroger sur les différents modèles des structures qui les sélectionnent (ou pas) puis les "emploient" en les mettant en relation avec les familles.

 

Tout d'abord, il existe de nombreuses structures de soutien scolaire et vous n'aurez que l’embarras du choix pour trouver la plupart du temps un intervenant.

 

J'ai à dessein utlisé le vocable "intervenant" et non "enseignant".

 

Pour ce qui concerne la perle rare dont vous rêvez pour votre enfant, c'est possible pourvu que vous orientiez vos recherche dans la bonne direction et que vous rencontriez rapidement un enseignant qualifié et expérimenté ce qui est en l'espèce moins facile.

 

Il y a trois grandes catégories d'intervenants sur le marché du soutien scolaire. Les mandataires/prestataires,les plate-forme de mise en relation entre élèves et familles et les professeurs indépendants.

 

Je n'évoquerai pas le travail au noir qui "gangrène" l'activité de ce marché avec une part prise de 80%.

 

Tout d'abord, on va parler des mandataires et des prestataires que j'ai pris l'option de placer dans la même catégorie car c'est uniquement la forme juridique dans ces deux cas qui les différencie.

 

La mandataire est mandaté comme son nom l'indique, pour sélectionner les intervenants, de les mettre en relation avec les familles, ainsi que de gérer la partie administrative avec l’administration notamment vis vis des organismes sociaux. Dans ce cas le salarié n'est pas salarié de l'enseigne. Il devient le salarié de la famille qui l'emploie.

 

Le prestataire lui intervient comme l'employeur de l'intervenant.

 

On comprend bien que quelle que soit la formule choisie, toute baisse du taux de déduction dans le cadre du dispositif Borloo (50% de réduction ou de déduction pour l'emploi d'un salarié ou prestataire à domicile) risquerait de compromettre sans nul doute la pérennité de certains de ces modèles économiques.

 

La preuve en est, lorsque le gouvernement a décidé depuis le 1er janvier 2014 de supprimer la base forfaitaire, ( le dispositif permettant de payer un enseignant à domicile en s'acquittant de charges supplémentaires 6,6 euros calculé sur la base d'un smic en sus du prix affiché). Tous les acteurs du service à domicile se sont insurgés contre une telle réforme.

 

La conséquence d'une telle réforme a été très brutale notamment pour les professeurs indépendants proposant un niveau de rémunération représentant souvent trois fois le smic grosso modo puisque en proposant un salaire horaire de 40 euros les charges s'envolaient à 82% du tarif soit ici une hausse de plus de 32 euros pour une heure de cours particulier. Pour faire face, ils ont été dans la nécessité de créer une entreprise individuelle afin que leurs tarifs soit acceptés par les familles. Mais cette fois-ci, ce sont les enseignants qui supportent les charges et non plus les familles employeurs.

 

Dans les agences bien qu'on puisse trouver de très bons enseignants, leurs critères de sélection étant ce qu'ils sont, on peut rapidement être déçu par la qualité des prestations effectuées.

 

Par ailleurs, comme je l'expliquais dans un précédent article un professeur particulier payé entre 12 et 17,5 euros de l'heure, aussi compétent soit-il ne saura pas mettre à profit une expérience, une motivation et une maturité, ingrédients essentiels pour faire un bon technicien et surtout un bon pédagogue.

 

L'ambition d'une enseigne lambda, mandataire ou prestataire est de "faire du volume" et ce souvent au détriment de la qualité. En effet,

peu de gens peuvent vivre correctement à 15 euros de l'heure surtout quand le volume d'heures proposé n'est pas garanti. Notons enfin que lorsque la famille fait appel à un intervenant mandataire ou prestataire elle paiera en moyenne le plus souvent une quarantaine d'euros. Si vous désirer de bénéficier d'un tarif dégressif, il vous faudra acheter un nombre plus ou moins élevé de coupons et donc faire une avance de trésorie en fonction du nombre coupons que vous achéterez. Il faut ajouter également systématiquement des frais de dossiers et parfois même un abonnement pour justifier de la gestion administrative de l'élève.

 

Qui plus est, plus les intervenants sont jeunes, étant sortis de l'école ou étant en passe de l'être, plus ils seront enclins à quitter ces agences qui sans sont sans cesse à la recherche de candidats aussi peu formés soient-il ou faits pour le métier, un métier qui s'assimile et qui s'apprend avec un soupçon de passion si l'on veut en vivre.

 

Finalement, que vous soyez professeur particulier indépendant à Toulouse à Lyon ou à Paris, c'est la même question qui revient: suis-je fais pour ce métier?

 

Bref la course au volume, le lien fragile et malsain entre un marché littéralement dominé par le travail au noir d'une part et un dispositif fiscal assimilable à une subvention de l'Etat d'autre part apparaît comme risque non négligeable auxquels sont soumis jour après jour les principaux acteurs du soutien scolaire notamment ceux qui n'ont pas joué la carte de la qualité.

 

En ce qui concerne les plate-formes de mises en relation, elles sont légions. Leur modèle repose sur la constitution d'une base de fiches "d'enseignants" la plus exhaustive possible afin de pouvoir en sorte monétiser la mise en relation entre les enseignants et  les familles.

 

Le principal problème c'est qu'obtenir les coordonnées soit des enseignants soit des familles ne garantit en rien la mise en relation pour une simple raison: l'enseignant ou la famille peuvent ne pas trouver un créneau satisfaisant. Par ailleurs la mise en relation est payante, soit pour les intervenants soit pour familles. On peut ajouter qu'il y a une concurrence importante entre les nombreux d'enseignants, ce qui a d'ailleurs au passage l'effet de tirer les tarifs à la baisse. Enfin, on ne sait pas si la personne est compétente. L'inscription sur ces sites se fait en ligne sans tests de sélection.

 

Question: imaginez-vous postuler pour un emploi sans rencontrer préalablement votre employeur?

 

Bref le marché du soutien scolaire ressemble à une gigantesque foire d'empoigne où chacun s'autoproclame spécialiste de l'enseignement à domicile, de telle ou telle matière sans possibilité de vérifier de manière rigoureuse l'expertise des enseignants que ce soit pour les enseignes/mandataires/prestataires ou les plate-formes de mise en relation.

 

Mais faut-il s'inquiéter outre mesure de cet état de fait?

 

A vrai dire, il existe une alternative de qualité à cette situation.

 

Il s'agit là des professeurs indépendants inscrit dans un réseau organisé (par exemple le réseau des profs sur le site duquel vous êtes en train de lire cet article) ou un professeur indépendant travaillant seul ou et son compte. Ce dernier a effet décidé de se mettre à son compte et est déterminé à se former pour répondre aux changement incessant des programmes, être assidu, respecter l'élève et les familles. Pourquoi tant de zèle quand on est professeur. Pour une bonne et simple raison: le bouche à oreille. Lorsque l'on vit ou souhaite vivre de cette activité, il faut avoir l'esprit qu'un partie des élèves vous seront recommandés en réponse au sérieux et à la qualités des cours que vous aurez dispensés.

 

Pourquoi est-ce une voie alternative de qualité aux solutions existantes?

 

Tout d'abord, si vous vous adressez à un réseau de professeur indépendant comme le réseau des profs, sachez que les enseignants sont soumis systématiquement à de vrais tests de sélection qui ont pour objectif d'apprécier leur niveau technique et pédagogique.

 

Les professeurs indépendants qualifiés et expérimentes sont obligés de l’être pour conserver leur emploi et ce dont ils dépendent le plus: la réputation et le sérieux.

 

Il faut également préciser que les prix sont sensiblement identiques que l'on passe par une agence ou par un professeur indépendant. Ajoutons qu'il est rare qu'il y ait des tarifs dégressifs quand vous faites appel à un professeur indépendant. La raison en est simple. Vous pouvez vous mettre fin au cours particulier à domicile à tout moment. Il n'y a donc aucun d'engagement d'aucune sorte.

 

A la lumière de ce petit article, j'espère vous saurez comment trouver le professeur particulier qui saura apporter le meilleur du soutien scolaire à domicile à votre enfant.

 

 

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mar.

28

janv.

2014

Combien peut-on espérer gagner en tant que professeur particulier indépendant?

 

Combien peut-on espérer gagner en tant que professeur indépendant?

 

Votre chiffre d'affaires dépend essentiellement de deux variables principales: le prix et le niveau de la demande qui sont elles-mêmes liées à plusieurs paramètres.

 

Comme dans toute activité, cela dépend en premier lieu de votre expérience et de vos compétences. Il faut par ailleurs un certain temps avant d'établir un fonds de commerce stable qui reposera essentiellement sur le bouche à oreille.

 

Vous pourrez également disposer d'un site internet bien référencé qui attirera des familles régulièrement.

 

Ensuite, cela dépendra si vous êtes intégré au sein d'un réseau de professeurs indépendants qui pourra vous recommander et vous aider à vous lancer.

 

La matière joue également un rôle significatif. En effet si vous êtes professeur particulier de maths, physique-chimie jusqu'en Terminale S vous serez exposé à un plus grande nombre de demandes que si vous êtes professeur d'histoire-géographie. Si vous êtes professeur particulier de français, vous pourrez accompagner les élèves passant le bac français à la fin de l'année de première.

 

Enfin votre situation géographique influera sur votre chiffre d'affaires à double titre.

 

D'une part si vous êtes dans une grosse agglomération, vous aurez plus de clients potentiels que si vous êtes en rase campagne. Néanmoins, on peut nuancer cette affirmation car être dans une grande ville vous met en concurrence avec les enseignes de soutien scolaire et avec d'autres professeurs indépendants.

 

D'autre part, il peut y avoir des écarts liés au pouvoir d'achat qui pourra varier sensiblement d'une région à l'autre.

 

Quant au prix que vous pratiquerez, il dépendra également de votre capacité "à vous vendre" auprès des familles. Ce prix pourra également tenir compte du prix de marché, de votre ressenti quant à la limite qu'il ne faut pas dépasser et des charges que vous aurez à supporter pour pratiquer votre métier de professeur particulier indépendant.

 

Ceci étant dit, on peut dire qu'en fonction de ces différents paramètres on peut réaliser un  chiffre d'affaires allant jusqu'à plusieurs milliers d'euros. Ce chiffre est couramment dépassé pour les professeurs particuliers enseignant les sciences.

 

Le nombre d'heures de cours particuliers que vous allez pouvoir ou vouloir dispenser va bien entendu influer sur votre niveau d'activité en tant que professeur indépendant.

 

Quand un enseignant nous appelle et souhaite avoir des renseignements au sujet du "Réseau des Profs", il est courant de s'entendre demander comment on peut faire plus de 20 heures par semaine compte tenu du fait que les élèves ne sont disponibles pour des cours particuliers que dans les créneaux 17h-20h et le week-end.

 

Or, il est fréquent de voir des enseignants du réseau dépasser les 30 heures par semaine et atteindre les 40 heures de temps en temps. Le volume de demandes vous permet en effet de donner des cours le matin ou en début d'après-midi quand l'élève a un trou dans son emploi du temps. Il se peut également que l'élève au lieu de rester en permanence dans son lycée revienne chez lui pour prendre un cours particulier. Par ailleurs certains élèves sont déscolarisés et/ou suivent un enseignement à distance type CNED et souhaitent un soutien scolaire pour les aider ponctuellement ou dans la durée.

 

L'ambition du Réseau des Profs est de faire en sorte qu'un enseignant qui l'intégre arrive en moyenne à un chiffre d'affaires de 2500 euros/ mois au bout d'un an et au-delà après.

 

Ce que l'on peut dire, c'est que le chiffre d'affaires que vous pouvez réaliser est en fait celui que vous voulez réaliser. Si vous agissez en professionnel de l'enseignement à domicile, si vous êtes sérieux et motivé, vous ne tarderez pas à voir les demandes affluer.

 

Pour plus de renseignements sur le fonctionnement du Réseau des Profs, appelez le 06.80.31.93.32.

 

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mar.

21

janv.

2014

Attestation fiscale service à la personne

Bonjour,

 

Vous êtes professeur particulier indépendant et facturez les familles via votre entreprise individuelle. Elle dispose d'un agrément service à la personne permettant à ces dernières de bénéficier d'une déduction fiscale ou d'un crédit d'impôt de 50% du prix de votre prestation. N'oubliez pas d'établir une attestation fiscale pour chacun de vos clients avant le 31 janvier de cette année au titre de l'année précédente.

 

Cette dernière doit reprendre l'ensemble des cours particuliers que vous avez dispensés ainsi que le montant réglé par la famille. Datez le document et si vous vous êtes fait payé en chèques CESU, faites figurer la mention suivante:

 

Seul le montant que vous avez personnellement financé ouvre droit à l'avantage fiscal. La partie financée par l'employeur ne doit pas être comptabilisée dans le montant à déclarer. Une attestation précisant la distinction des montants financés par l'employeur et vous-même vous sera délivrée par les établissements qui préfinancent le CESU.

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sam.

20

juil.

2013

Quel est le juste tarif pour une heure de cours particulier?

 

Quel est le juste tarif pour une heure de cours particulier en France sur un marché du soutien scolaire, littéralement dominé par le travail non-déclaré?

 

En effet sur un marché estimé à 1,5 milliard d'euros (source: Xerfi), on estime le volume d'affaires déclaré à environ 180 millions d'euros, le solde de 1,3 milliard environ étant le fait du travail au noir.

 

On constate que le prix d'un cours particulier déclaré est d'environ 36,5 euros.

Si l'on considère que la majorité des familles font jouer le dispositif fiscal de déduction et de crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile, l'heure de cours particulier déclarée revient à 18,25 euros en moyenne.

 

Quand on traite de la main à la main, on peut estimer qu'entre l’étudiant qui veut arrondir ses fins de mois en "donnant des petits cours" et l'enseignant de l'éducation nationale à la retraite ou non, qui souhaite un complément de revenu, l'heure de cours se négocie entre 10 et 25 euros de l'heure.

 

Le coût final d'une heure de cours qu'une famille semble pouvoir supporter serait donc compris grosso-modo et en moyenne entre 15 et 20 euros de l'heure.

 

Maintenant, considérons que le dispositif fiscal de déduction fiscale pour les services à la personne n'existe pas.

 

Le prix moyen de 36,5 euros que l'on paie en passant par une agence ou un professeur particulier indépendant déclaré serait-il être ramené à 20 euros mécaniquement?

 

Le marché du soutien scolaire deviendrait-il subitement et uniquement un marché du "non-déclaré"?

 

On peut considérer que pour un professionnel de l'enseignement à domicile bénéficiant d'une expérience de plusieurs années dans les cours particuliers et d'une formation universitaire adaptée, pratiquer un tarif compris entre 35 et 45 euros de l'heure apparaît légitime. Cette fourchette de prix s'entend bien entendu pour des cours particuliers pratiqués auprès d'élèves du secondaire (collège et lycée). Pour le supérieur, on peut sans mal imaginer et c'est ce qui se fait couramment, des tarifs supérieurs à 50 euros de l'heure.

 

Pourquoi? Parce-que comme toute profession libérale à dominante intellectuelle et potentiellement à forte valeur ajoutée pour le client (comprendre sa réussite scolaire), ce prix est tout à fait un prix de marché.

 

Un médecin demande 25 euros la consultation de 20 minutes. Un psychothérapeute peut demander jusqu'à 80 euros une séance rarement supérieure à 45 minutes. Un avocat demande...souvent beaucoup plus.

 

Le gros problème dans l'appréciation et la définition du prix de la prestation d'une heure de cours particulier en France, tient, au-delà du biais induit par ce qu'on pourrait appeler une subvention de la part de l’État pour l'emploi d'un salarié ou d'un prestataire à domicile, à l'image qui colle depuis des années à l'activité de professeur particulier.

 

Cette image peu reluisante est liée au fait que l'on associe fréquemment cette activité à un "job" d'étudiant peu au fait des programmes et auquel on fait appel soit en direct soit en passant par une agence de soutien scolaire parce-que a priori, il n'y a rien de mieux sur le marché.

 

Et si le métier de professeur indépendant professionnel avec toutes les garanties de sérieux, d'expérience et de compétences que cela impliquerait était enfin reconnu? Si les familles étaient conscientes qu'il existe une alternative de qualité aux solutions existantes, elles hésiteraient moins avant de faire appel à un professeur particulier indépendant capable de justifier son tarif à l'aune des résultats obtenus sur le terrain.

 

Si vous recherchez un professeur particulier indépendant qualifié ou expérimenté en maths, physique-chimie, français, ses, anglais, etc, si vous voulez connaître les tarifs qui sont pratiqués pour une heure de cours particuliers près de chez vous ou si vous êtes enseignant et souhaitez rejoindre le réseau des profs, appeler le 0680319332.

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mar.

16

juil.

2013

Ne pas confondre cesu et déduction fiscale...

Il ne faut pas confondre le Cesu (chèque emploi service universel) institué dans le cadre du plan borloo (2005) et en vigueur depuis le 1er janvier 2006, qui est un moyen de paiement et un instrument de déclaration d'un employé à domicile avec la déduction fiscale ou le crédit d'impôt de 50% pour le règlement d'une prestation effectuée chez un particulier.

 

Certes, l'utilisation du cesu permet à l'employeur particulier de bénéficier d'une déduction fiscale ou d'un crédit d'impôt de 50% du montant payé pour l'emploi d'un salarié à domicile.

 

En effet, le cesu implique l'emploi à domicile d'un salarié à domicile: un professeur particulier par exemple. On peut l'utiliser en payant directement le salarié ou passer par un mandataire type agence de soutien scolaire qui met en relation le professeur particulier (pour reprendre notre exemple) avec la famille et se charge notamment des formalités administratives de déclaration et d'obtention de la déduction fiscale de 50% pour le compte de cette dernière. Dans ce dernier cas, c'est la famille qui est l'employeur du professeur particulier à domicile.

 

Néanmoins, il n'est pas nécessaire de régler votre employé à domicile avec le cesu. Vous pouvez le payer par virement bancaire ou par simple chèque. Pour bénéficier de l'avantage fiscal, il faut et il suffit d'effectuer la déclaration des heures payées à votre salarié sur ce site.

 

Mais cette déduction fiscale ou crédit d'impôt de 50% n'est pas conditionnée à l'utilisation du cesu.

 

En effet, un professeur particulier de mathématiques, par exemple, peut très bien décider de créer son entreprise (une autoentreprise par exemple) en demandant un agrément Sap (service à la personne). Cet agrément simple, obtenu en faisant une simple déclaration auprès de l'administration permet de faire bénéficier à la famille de ce même avantage fiscal.

 

On pourra ajouter l'avantage que présente depuis le 1er janvier 2013 le fait d'être en entreprise pour un professeur particulier indépendant comparativement au statut de salarié cesu.

 

En effet, dans le cadre de la loi 2013 de financement de la protection sociale, l'Etat a décidé de supprimer la possibilité pour le particulier employeur de déclarer son salarié en base forfaitaire. Il a désormais l'obligation de déclaration en base réelle.

Pour bien comprendre l'impact de cette mesure, prenons un exemple.

Avant 2013, vous régliez votre professeur particulier indépendant de mathématiques 40 euros/ heure en le déclarant en base forfaitaire (cela équivaut à payer les charges sociales sur la base du smic) afin de bénéficier de la déduction fiscale de 50%. En plus des 40 euros payés à l'enseignant, vous deviez par ailleurs 6,60 de charges à l'Etat. La déduction fiscale se faisant sur la somme chargée, vous obteniez une déduction ou un crédit d'impôt de 23,3 euros (46,60/2).

 

Depuis le 1er janvier 2013, vous devez déclarer votre salarié sur la base réelle, ce qui provoque une explosion des charges comparé au système antérieur. Les charges sont d'environ 82% du prix de la prestation. Pour un prix de l’heure de cours de 40 euros, les charges s’envolent donc àt 32,8 euros. Vous devez débourser 72,8 euros de l'heure et l'avantage fiscal de 50% vous amène à un prix de l'heure de cours in fine de 36,4 euros.

 

Si l’on compare 23,30 euros (ancien fonctionnement du cesu) à 36,4 euros (nouveau fonctionnement du cesu), on constate une inflation de 56% du prix final pour le règlement de votre cours particulier de mathématiques!

 

Exit donc le cesu, pour le professeur indépendant particulier travaillant en direct avec les familles à moins de baisser drastiquement le prix de sa prestation.

 

Afin de conserver un prix dûment justifié pour un professeur particulier indépendant travaillant à plein temps et accompagnant les élèves dans leur cursus scolaire, la solution est clairement de constituer une entreprise (autoentreprise par exemple) bénéficiant de l'agrément simple comme vu plus haut. Tous les enseignants du Réseau des Profs ont adopté ce schéma simple et rassurant pour les familles. On rappellera que le cesu n'était pas adapté à l'activité de professeur particulier indépendant qui est bien un prestataire de service et non un employé de la famille avec laquelle il traite. Il n'y a par ailleurs aucun lien de subordination entre l'enseignant et cette dernière.

 

L'avantage de cette solution est que la famille paye 40 euros de l'heure et n'a pas de charges à payer en sus. C'est à l'enseignant de les payer dans le cadre de son entreprise.

 

Pour que la famille puisse bénéficier de la déduction fiscale ou du crédit d'impôt de 50%, l'enseignant produira une attestation fiscale en janvier de l'année suivant la date des prestations effectuées afin que son client puisse la présenter à l'administration fiscale si la demande lui en était faite.

 

 

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mer.

10

juil.

2013

Elisabeth, professeur particulier de philosophie dans le 75, 78 et 92

Titulaire d’un DEA et d’un CAPES de philosophie, j’ai enseigné en classes de terminales, toutes sections confondues, en prepa HEC, et, cette année, en prépa Science Po avec Aux concours.com.

 

Des expériences proprement pédagogiques m’ont par ailleurs permis de compléter utilement ce parcours ( enseignement à Thérèse Chappuis, dans des classes accueillant des handicapés et des élèves en grande difficulté, accompagnement de stagiaires en qualité de professeur conseiller pédagogique) . Voilà pourquoi toute forme d’enseignement m’intéresse, et les cours particuliers, tout spécialement, qui privilégient la qualité de la relation avec l’élève et donnent l’occasion d’explorer les ressorts d’une pédagogie adaptée.

 

Même si chaque cours doit naturellement s’adapter au rythme et au niveau de compréhension de l’élève, dans la pratique et sur le fond, cependant, je veille à y mettre l’accent, tout comme pour les cours collectifs, sur la clarté, la progression et la rigueur des contenus. De ce point de vue au moins, il n’y a pas tant de différence, me semble t-il, entre un cours de haut niveau et un cours pour élèves « en difficulté ». Dans le cas d’une préparation à l’examen en l’occurrence, il s’agit de donner au futur bachelier des synthèses des cours sur les notions figurant au programme, des exemples de devoirs rédigés et une méthodologie appliquée grâce à des exercices simples – permettant de décomposer les difficultés rencontrées lors de la rédaction d’une dissertation ou d’un commentaire de texte.

 

 

J’ai publié, avec des corrigés de dissertation et de commentaire de texte, une méthode de philosophie aux éditions Hatier ( Annabac).

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mar.

09

juil.

2013

Corrigé du Bac de français 2013 par Marian, membre du Réseau des Profs

Corrigé de l'épreuve anticipée de français (EAF) au Baccalauréat

 

Sections ES-S

 

Sujet de Métropole, Session de juin 2013

 

Par Marian BALASTRE,

Professeur agrégé de lettres modernes,

Membre du jury de l'EAF 2013 en section S

 

 

 

Note typographique : les italiques d'un texte dactylographié correspondent au soulignement d'un texte manuscrit (comme une copie de bac écrite au stylo).

 

  

Critique du sujet :

           

            C'est un sujet très facile, composé de trois extraits de roman du XXe siècle, dont un tiré de la traduction d'un roman américain. La qualité culturelle et académique du corpus est donc faible, en proportion de la rigueur et du niveau attendu en 1ere S et ES, d'autant que l'objet d'étude lui-même concerne des romans du XVIIe au XXe siècle : l'échantillon ici est très restreint (les trois textes couvre une période de publication de moins de 20 ans), récent, et d’œuvres peu retenues dans les études littéraires pour leur valeur esthétique dans le domaine français ou francophone. Le choix d'un texte traduit de l'américain pour un corpus de bac de français d'une section exigeante, et comportant habituellement 4 textes francophones, est étonnant.

 

            En outre, la question sur corpus ne réclame (a priori) aucune analyse littéraire, et le sujet de dissertation se fonde sur une notion assez vague et infantile de « personnage extraordinaire » (et non sur une notion plus précise en littérature comme celles de représentation, de vraisemblable, de fiction, ou même d'aventure, d'épopée, qu'on attendrait comme acquises chez des 1eres ES et S). Le commentaire, qui porte sur le texte de Giono (auteur de plus haute tenue académique que les autres, mais de manière encore relative, par rapport à Céline ou Julien Gracq par exemple), met à son tour en valeur un contexte infantile qui a inspiré des remarques afférentes de nombreux candidats s'imaginant dans ces fêtes pour enfants... au lieu d'analyser le texte. Celui-ci, inférieur d'un point de vue littéraire à d'autres descriptions de fêtes comme celle, fameuse, du Grand Meaulnes d'Alain-Fournier, est constellé de remarques humoristiques peu repérées par les candidats, ou prises pour des « critiques », voire des blâmes (contre-sens, donc).

 

            Le sujet d'invention, quant à lui, s'il s'éloignait de la tendance systématique et rébarbative à demander une argumentation, est tout juste du niveau d'une rédaction de 3e. L'indication « en vous inspirant des autres textes », de plus, incitait les candidats à confondre plagiat, reprise, recopiage et inspiration littéraire.

 

 

QUESTION SUR CORPUS

 

 

            Les trois extraits de romans proposés datent d'une même période, les années 1930-1940. Ils dressent le portrait d'une mère de famille (une grand-mère pour l'extrait de Giono) dans un registre mélioratif. Dans Sido, la narratrice dresse le portrait émerveillé d'une mère très active, attentionnée, virevoltante, qui revient d'un séjour à Paris riche d'expériences et d'achats en tout genre. Dans le roman de Steinbeck, Les raisins de la colère, le narrateur décrit une mère de famille héroïque, dévouée, sacrificielle, qui semble le pilier de sa maisonnée. Enfin, dans l'extrait du roman de Giono, Un Roi sans divertissement, on nous rapporte les après-midi d'amusements organisés pour de nombreux petits enfants par une grand-mère, Mme Tim, dans un château.

 

            Les trois extraits font l'éloge de la figure maternelle et l'érigent en pilier de la famille, au centre du texte. Ils partagent de nombreux points communs : dans le texte de Colette et celui de Giono, les figures maternelles sont caractérisées par leur activité trépidante et leur qualités rayonnant sur leur environnement. Dans l'extrait de Steinbeck en revanche, le portrait de Man est beaucoup plus moral, moins physique, et centré sur le dévouement familial constant de la mère, plutôt que sur des activités : l'éloge est plus profond et confine au sublime, comme l'indique l'expression « régions élevées de la compréhension surhumaine » (t. B, l. 4).

 

            La figure féminine est toujours présentée comme une ligne directrice, une personne de commandement pour la famille, au détriment de la figure masculine et/ou paternelle, qui reste dans l'ombre et est décrite comme affaiblie ou inférieure : « mon père amaigri » (t. A, l. 17) ; « le vieux Tom (…) ne pouvai[t] connaître cette souffrance (…) que si elle-même admettait cette souffrance » (t. B, l. 6-8), Mme Tim donne des ordres à un messager (t. C, l. 6) et un laquais (l. 29), elle est comparée à un « tambour-major » (l. 19).

 

            Les mère sont nourricières et guérisseuses, elles donnent la vie : dans Sido, elle rapporte des « chocolats » et des « denrées exotiques » (t. A, l. 1-2), répare un géranium (l. 24) ; Man est « guérisseuse » (t. B, l. 14), Mme Tim distribue « des parts de gâteaux et des verres de sirop » (t. C, l. 28-29).

 

            Enfin, ces mères sont représentées avec les qualités de la beauté féminine et portent une aura de merveilleux : le champ lexical de l'habillement féminin (t. A, l. 7-8), du parfum enivrant (l.11-13), voire du luxe, et la « magie » (l. 24) dans Sido, la « beauté » chez Steinbeck (l. 13), le « corps de statue » (t. C, l. 22) de Mme Tim, comparée élogieusement à une sculpture.

 

            Les trois textes sont très similaires sur bien des aspects de la figure féminine, le texte B se caractérisant par un registre tragique et presque pathétique (Man, pourtant, rit sans raison,t. B, l. 10-11, pour apporter une joie qui n'existe pas peut-être ?) tandis que les deux autres sont beaucoup plus légers, plutôt comiques, humoristiques. On notera que les trois narrations adoptent plus ou moins nettement le point de vue des enfants admiratifs de cette figure maternelle, fascinante, providentielle ou impressionnante, et non un point de vue externe qui serait sans doute beaucoup plus neutre et , moins subjectif.

 

 

Travail d'écriture

 

I - Commentaire

 

(Nous partons du principe que le rédacteur d'un commentaire ne dispose pas d'informations spécifiques sur l'auteur ou sur l’œuvre, et qu'il découvre le texte sans connaître précisément son contexte ; les titres sont indiqués pour faciliter la lecture, mais ils ne doivent pas figurer sur une copie de bac ; le corrigé se rapproche de ce qui est faisable par un élève sérieux de 1ere ES ou S, et non d'un commentaire composé de niveau universitaire ; on a veillé par ailleurs à ne pas répéter les arguments déjà employés dans la question sur corpus).

 

 

            La figure de la mère tient une place importante dans les romans qui racontent la vie d'une famille ou le contexte familial du personnage principal. Certains textes mettent même en valeur la figure maternelle, bienveillante, dévouée, source de vie, au détriment de la figure paternelle qui incarne de son côté, habituellement, le pouvoir, le devoir, l'ordre. Dans Un Roi sans divertissement, roman de Giono publié en 1947, le narrateur dépeint les fêtes organisées pour ses nombreux petits-enfants par Mme Tim, une châtelaine. Comment le récit met-il la figure de cette grand-mère au centre d'une scène festive et ludique ? Nous étudierons dans un premier temps le personnage de Mme Tim comme une figure d'ordre et de commandement ; ensuite, nous l'envisagerons comme une figure de la vie, de la fête et de la générosité ; enfin, comme une figure de spectacle, de théâtre.

 

 

I – Mme Tim, une figure de l'ordre et du commandement

II – Une figure de la fête et de la générosité

III – Une figure de spectacle

 

 

 

I – Mme Tim, une figure de l'ordre et du commandement

 

 

            Mme Tim est le personnage central de l'extrait, comme l'indique la position initiale de son nom. C'est autour d'elle que s'organise toute la vie des personnages mentionnés, toute l'existence des habitants autour de son château. C'est pourquoi, en tant que châtelaine, elle devient l'ordonnatrice de l'espace et des activités des personnages. Tout semble confluer vers elle : les descentes et montées « sur les chemins de/à Saint-Baudille » (l. 3-4) pour aller chercher les enfants, le narrateur rapportant comment il assistait à ces scènes de fêtes, prenant ce château comme point de repère collectif : « soit qu'on revienne de Mens (…) on ne manquait pas de regarder tous ces amusements » (l. 17-18). Elle occupe donc naturellement le « milieu de cette cuve d'enfants », qui « giclaient autour d'elle » (l. 23-25). On remarque d'ailleurs que les enfants sont indifférenciés et anonymes, seule Mme Tim étant nommée (hormis deux autres noms très anecdotiques de personnages inconnus et étrangers à la scène), comme si elle était la seule personnalité réelle, la référence de tout son monde. Elle apparaît en outre sous la figure d'une personne dirigeante, ordonnatrice donnant des ordres à un messager (l. 7), comparée comiquement à un « tambour-major » (l. 19) par un narrateur espiègle qui l'intègre à une fête enfantine où les garçons jouent au soldat : le champ lexical de l'ordre est donc utilisé de manière ambiguë. Mais cette châtelaine est entourée d'un « laquais » et d'une « domestique femme » (sans compter les nourrices derrière elle), ce qui signifie que son pouvoir est bien réel et qu'elle a une position sociale importante, qui contraste avec son activité de dame festive qui sert des gouters à des groupes d'enfants.

 

 

II – Une figure de la fête et de la générosité

 

 

            Mme Tim est donc, au-delà de sa haute position dans la société et centrale dans le texte, malgré son rôle de commandement, une figure de la fête et de la générosité. Celle-ci est même étonnante, puisque le narrateur y renvoie par l'hyperbole « des fêtes à n'en plus finir » (l. 8), comme une générosité, et une abondance sans fin (elle est « abondamment grand-mère » l.1) : c'est une véritable aubaine et corne d'abondance pour ses petits-enfants, comme l'indique l'accumulation des activités : « gouters », « promenades », « jeux », etc. (l. 8-11). Le texte est saturé du champ lexical du jeu, de l'« amusement » (l. 18). Elle présente également l'aspect d'une mère nourricière à travers le champ lexical de la nourriture sucrée, qui plait aux enfants : « gouters » (l.8), « gâteaux », « verres de sirop » (l. 28-29), « orangeade » (l. 30), « pâtisserie » (l. 32). Cette figure de nourricière abondante et généreuse se traduit même par une métaphore filée de la vendange : « cette cuve d'enfants dont elle tenait une grappe dans chaque main, pendant que les autres giclaient » (l. 23-24), et le  « tonnelet » (l. 30) ; elle apparaît comme une déesse de l'abondance et de la vendange, avec son « corps de statue » (l. 22), qui contraste de manière étonnante, là encore, avec son activité trépidante (l'agitation s'opposant à l'immobilité d'une statue) tout comme avec son âge présumé de grand-mère (on sculpte en général des femmes jeunes ou d'âge moyen). Le narrateur associe donc audacieusement des images qui rendent la vision étrange, surprenante, ou comique.

 

 

III – Une figure de spectacle

 

Ce portrait est en effet indissociablement lié à une scène itérative, scène répétée, celle des fêtes qui deviennent un véritable spectacle pour les passants, dont semble faire partie le narrateur-témoin (« on ne manquait pas de regarder », l. 18, « on l'aurait tous voulue », l. 25) dénué d'implication cependant, à cause de l'impersonnel (« on ») employé : là encore, seule Mme Tim est dotée d'une identité importante, sauf les deux domestiques assistant le personnage, dont le narrateur rapporte l'identité comme il se doit dans une chronique de village. Mais ces fêtes apparaissent comme un spectacle, une pièce que joue régulièrement Mme Tim, directrice de troupe théâtrale ou « tambour-major » d'une ludique parade militaire que les villageois ne manquent pas s'ils ont l'occasion d'y passer : « on ne manquait pas de regarder tous ces amusements » (l. 18). Le narrateur renvoie à cette vision en usant souvent de son champ lexical : « on voyait partir » (l. 4), « regarder » (l. 18), « voir » (l. 23), « on la surprenait » (l. 27), « voir » (l. 33) ; il y associe l'enthousiasme par une phrase exclamative : « C'était à voir ! » (l. 33), comme s'il s'agissait d'un spectacle fameux et digne d'intérêt. Le costume des personnages de cette pièce est d'ailleurs décrit en détail, comme l'indique le champ lexical coloré et fastueux des vêtements : « vêtue à l'opulente d'une robe de bure, avec des fonds énormes qui se plissaient et se déplissaient » (l. 20-21), « jabots de linon » (l. 23), « cocons blancs » (l. 26), « vêtu de bleu » (l. 30), « vêtue de zinzolins » (l. 32). Les « planchers » (l. 12) et les « terrasses » (l. 18) sont en outre autant d'espaces assimilables à des scènes de théâtre ou de spectacle.

 

           

            Mme Tim est donc au centre d'un monde qui vit autour d'elle et dont elle semble la figure tutélaire, la reine, la meneuse : à la fois personnage d'ordre, de générosité et de spectacle, elle incarne divers aspects de la noblesse dont elle semble une représentante en tant que châtelaine, même si c'est sur un ton volontiers humoristique que le narrateur décrit ces fêtes. Dans Le Grand Meaulnes d'Alain-fournier, roman du début du XXe siècle, le narrateur raconte lui aussi l'expérience inoubliable d'une fête de province, qui va changer sa vie et surtout celle du héros éponyme, mais pour laquelle il emploie, de son côté, le registre merveilleux.

 

II – Dissertation

 

« Le romancier doit-il nécessairement faire de ses personnages des êtres extraordinaires ? »

 

Nous n'avons pas le temps de rédiger un corrigé complet, mais nous proposerons quelques pistes afin d'aiguiller les candidats passés ou futurs sur ce qui est attendu dans une dissertation de ce genre. Noter que la dissertation est un exercice réputé difficile, donc noté plus favorablement à condition que le sujet soit traité correctement.

 

-        Il faut définir les notions importantes du sujet (voire en proposer plusieurs définitions). Ici, la notion de personnage, et l'idée d'« être extraordinaire ».

-        Associer, même si le sujet n'y invite pas a priori, ces notions à l'objet d'étude : ici le roman. Les personnages de roman doivent-ils être extraordinaires ? Il faut donc invoquer la notion de personnage romanesque.

-        Chercher des notions proches du sujet et ne surtout pas rester dans les notions du sujet si elles sont vagues ! Ici le roman doit être associé à l'idée de fiction (par rapport à la réalité, l'ordinaire), de récit, d'aventure, d'héroïsme, voire d'anti-héros (thème étudié très souvent en 1ère).

-        DONC : Ne pas développer un raisonnement flou qui se fonde sur des idées vagues ou des impressions personnelles : il faut se fonder sur des notions littéraires du cours de français !

-        Il faut invoquer systématiquement des exemples qui doivent être commentés et le plus précis possible.

-        Éviter de mentionner des films, comédies musicales, des œuvres non littéraires.

-        Ne pas invoquer d'autres genres littéraires que celui de l'objet d'étude : ainsi, évoquer Le Cid de Corneille est un hors sujet grave.

-        Éviter de se fonder sur une expérience de lecture, mais plutôt sur l'histoire des œuvres littéraires.

 

Plan proposé :

I – Le modèle épique du roman : le personnage doit être un héros extraordinaire vivant des épreuves terribles et des aventures formidables (invoquer l'épopée appliquée au roman) : les personnages sont de nobles êtres d'exceptions, exemplaires : romans arthuriens, Princesse de Clèves, voire Manon Lescaut.

II – Le héros réaliste, personnage ordinaire (Balzac, Zola, Maupassant) ; il est inscrit dans une réalité sociale, un contexte historique qui le rend plus « normal », ordinaire, vraisemblable, proche du lecteur.

III – L'anti-héros, ou la négation de l'épopée et du roman (Céline, Camus, voire le Nouveau Roman qui refuse la notion de personnage romanesque). Ces auteurs veulent remettre en cause l'idée même d'héroïsme, ou de personnage représentant une personne réelle par la fiction. Le lecteur perd l'idée du personnage comme être humain extraordinaire ou même comme personne ayant des caractères propres, identifiables.

III – Invention

 

Par définition, un sujet d'invention ne peut avoir de correction modèle. Nous nous contenterons donc d'un rappel des critères et de l'analyse du sujet.

 

 

Critères :

-        Bonne compréhension du sujet, notamment de son enjeu, des attentes en termes de thèmes, de registres, etc.

-        Une expression claire et précise (éviter tout « flou artistique »)

-        Un vocabulaire adapté, utilisé à bon escient, et varié

-        ne pas plagier les textes du corpus (il s'agit d'une « invention »!), donc ne pas reprendre de phrases ou de mots employés dans ces textes, mais en chercher d'autres.

 

 

Conseils :

-        aller au vif du sujet sans faire d'introduction longue et hors sujet

-        éviter tout sentimentalisme, tout excès, toute incongruité

-        éviter d'être trop bref : une rédaction qui serait plus brève qu'un commentaire ou qu'une dissertation, réputés plus difficile, serait préjudiciable.

 

 

 

 

Sujet : « Vous proposerez le portrait d'un être ordinaire qui, sous votre regard, prendra une dimension extraordinaire » :

-        il faut donc un récit à la première personne, où le « je » est témoin

-        le texte doit être composé essentiellement d'une description de personnage, soit un portrait (éviter tout récit de péripéties, actions et contextes inutiles)

-        il faut que le personnage décrit semble ordinaire au premier abord

-        il faut que le personnage décrit soit rendu extraordinaire par votre regard ou votre expérience.

 

 

 

 

Marian BALASTRE, Professeur agrégé de lettres modernes, Membre du jury de l'EAF 2013

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lun.

08

juil.

2013

Auto-portrait, Olivier professeur particulier indépendant de mathématiques et de physique dans le 91, 75 et 78

Professeur de mathématiques et de sciences-physiques, j’ai choisi de mettre de côté cette activité après 6 ans d’exercice pour l’Education Nationale pour me consacrer exclusivement aux cours particuliers à domicile.

 

Les raisons sont multiples mais il me semble que rien ne vaut un contact direct pour transmettre des connaissances de façon efficace.

 

L’élève en classe subit un rythme qu’il n’est pas forcément capable de suivre ou, à contrario, s’ennuie s’il se trouve avec des élèves moins doués que lui.

Il peut également être dérangé ou distrait par ses camarades.

 

Les cours particuliers représentent donc un moyen idéal pour aider un élève en difficulté ou un élève en manque de savoir.

 

Fort de mon expérience, j’analyse dans un premier temps ses points forts, ses faiblesses ainsi que sa « façon de fonctionner » : les cours sont-ils bien pris ? Bien compris ? L’élève est-il méthodique ? Aime-t-il les mathématiques ou les sciences-physiques ?

 

Puis vient le temps de l’apprentissage, de la réappropriation des connaissances vues sous un autre angle, de la consolidation, de la confiance en soi et en ses capacités.

 

Je donne des cours particuliers de mathématiques et de physiques, niveau collège et lycée.

 

Je suis membre du Réseau des Profs depuis septembre 2012 et facture mes clients via une autoentreprise. J'ai effectué une déclaration SAP (service à la personne) permettant de faire bénéficier aux familles d'une déduction ou d'un crédit d'impôt de 50% de la somme qui m'est réglée.

 

J'interviens de préférence sur:

 

-Evry (cours particulier de maths, physique à Evry),

-Ris-orangis (cours particulier de maths, physique à Ris-orangis),

-Corbeil-essonne (cours particulier de maths, physique à Corbeil-essonne),

-Courcouronnes (cours particulier de maths, physique à Courcouronnes),

-Bondoufle (cours particulier de maths, physique à Bondoufle),

-Viry-Châtillon (cours particulier de maths, physique à Viry-Châtillon),

-Morsang-sur-Orge (cours particulier de maths, physique à Morsang-sur-Orge),

-Savigny-sur-Orge (cours particulier de maths, physique à Savigny-sur-Orge),

-Draveil (cours particulier de maths, physique à Draveil),

 

Je me déplace également sur Paris et les départements proches (78, 92).

 

 

Mon site du réseau: http://www.olivier-jesson-reseaudesprofs.fr/

 

 

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jeu.

04

juil.

2013

Education scolaire: le constat alarmant.

Avant d'inscrire vos enfants à des activités de loisir pour l'année prochaine, il apparaît nécessaire d'avoir réfléchi à la nécessité quasi-impérieuse de les faire suivre par des structures compétentes en matière de soutien scolaire et ce dès la rentrée. L'expérience montre que le niveau des élèves ne cesse de chuter au fil des années.

La maîtrise de la langue écrite et parlée est loin d'être acquise pour un élève de Terminale.

L'incapacité à reconnaitre un verbe dans une phrase pour un élève de quatrième est de plus en plus fréquente. Des énormités constatées à la fin du cycle secondaire laissent imaginer les difficultés qu'auront les futurs étudiants dans le supérieur.

Car si l'Education Nationale a décidé de baisser année après année le niveau du bac, il faut savoir que celui des Grandes Ecoles qui suit le rythme de la croissance et des exigences d'une économie devenue largement concurrentielle, ne cesse d'augmenter. Combien d'élèves ayant eu 20 au bac se retrouvent largués en prépa? Comment sous-estimer l'impact de lacunes quasi-irréversibles dans l'analyse d'un simple document et d'une écriture d'un français plus qu'approximatif auprès d'un futur employeur.

Quid du cortège de CVs qui atterriront dans la poubelle pour confusion d'un participe passé avec un infinitif...

Le bac n'est pas une fin en soi, on le sait bien, surtout si les exigences pour son obtention ne correspondent pas aux réalités de notre système et à celui du marché de l'emploi.

Ce que nous constatons en tant que professionnels de l'enseignement privé sur-mesure (cours particuliers et stages intensifs, www.reseau-des-professeursparticuliers.fr) c'est qu'il y a de plus en plus d'enseignants de l'Education Nationale qui ne sont pas préparés à assumer la tâche particulièrement difficile d'enseigner à une classe de 35 élèves. Comment le faire quand plus de la moitié du temps est passée à "faire le gendarme" car un quarteron d'élèves indisciplinés plombe l'ordre et in fine le niveau global de la classe.

Combien de fois avons-nous constaté avec stupéfaction qu'un professeur de maths en Seconde ou Terminale générale était absent depuis... plus d'un mois, que le professeur ne faisait pas de cours, ne corrigeait pas les exercices proposés, etc.

Combien de fois avons-nous constaté que moins d'un enseignant sur trois proposait de faire des exercices pour le cours suivant?

Combien de moyennes sur le bulletin ne sont pas des moyennes car ne comprennent parfois qu'une note?

 

Il n'est pas possible de progresser:

 

Sans connaître son cours:

 

-il faut donc avoir un cours,

-et l'apprendre.

 

Sans faire d'exercices:

 

-il faut donc faire des exercices systématiquement entre les séances,

-les corriger à chaque séance.

 

Sans méthode:

 

-La méthode est l'approche systématique qui peut être reproduite indépendamment du niveau de connaissances et faire gagner beaucoup de points dans toutes les matières,

 

-En maths: pourquoi faire un dst (devoir sur table) en entier si c'est pour ne vérifier aucun résultat et courir le risque d'avoir tout fait avec un...3?

 

-En français: pourquoi apprendre quatre siècles de littérature en Première, savoir ce qu'est un oxymore quand la technique du commentaire de texte, de la dissertation ou du texte d'invention n'est pas maîtrisée. Comment espérer la moyenne si vous ne savez pas construire une introduction, élément fondateur de tout devoir structuré? 

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mer.

03

avril

2013

Le Réseau des Profs fait son cinéma

Afin de se faire connaître, Le Réseau des Profs a décidé de faire appel à la société SEP, spécialiste de la création et de la distribution de spots publicitaires en France. Le spot publicitaire de la marque Réseau des Profs d'une durée de 12 secondes vise à communiquer sur le caractère haut de gamme des cours particuliers dispensés par les professeurs indépendants du Réseau ainsi que sur la marque stages intensifs, spécialiste des cours collectifs à destination des lycéens et collègiens dans toutes les matières.

Le spot publicitaire a touché environ 100 000 personnes (source SEP) et a été diffusée dans 16 salles au mutiplex SKYWEST de Saint-Quentin en Yvelines et dans 5 salles de cinéma à Poissy durant tout le mois d'avril 2013

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jeu.

07

mars

2013

Portrait de Coralie, professeur particulier indépendant de mathématiques (94,75)

Qui suis-je?

 

Titulaire d'un diplôme d'ingénieur en mathématiques appliquées et d'un doctorat en mécanique des fluides, j'ai près de cinq années d'expérience dans l'enseignement bénévole de cours particuliers et en petits groupes (mathématiques, physique, français, alphabétisation, tutorat pour le CNED). Après avoir été cadre dans les secteurs de l'énergie et de l'informatique pendant plusieurs années, j'ai fait le choix de démarrer une activité de professeur indépendant en mathématiques car j'aime transmettre des savoir-faire et participer à la progression de chaque élève, quel que soit son niveau de départ. Le contexte des cours particuliers permet un suivi personnalisé de l'élève que j'apprécie particulièrement. Mon bon relationnel et ma rigueur sont en outre toujours appréciés. Je propose des cours de la 6e à la Terminale et me déplace au domicile de l'élève dans le 94 et le 75

 

Pourquoi avoir rejoint le réseau des profs?

 

Le réseau m'apporte la possibilité de me mettre à mon compte tout en bénéficiant du soutien de personnes du métier.

 

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sam.

15

déc.

2012

Forum du réseau des profs

Nous avons créé un forum dédié aux échanges relatifs au métier du professeur indépendant que vous pouvez trouver à l'adresse suivante:

http://reseaudesprofs.xooit.fr/portal.php

 

Les sujets suivants y sont évoqués:

- comment devenir professeur indépendant

- comment gérer sa carrière de professeur indépendant: gestion administrative, optimisation du statut social et fiscal

- que faire quand on veut quitter l'Education Nationale et rejoindre le réseau des profs,

-....

 

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lun.

03

déc.

2012

Présence du réseau des profs au salon de l'éducation

Merci à tous ceux qui ont pu se rendre sur notre stand au salon de l'éducation que nous partagions avec l'association aidoprofs (www.aidoprofs.org) du 22 au 25 novembre 2012. Nous avons pu exposer l'intérêt de notre réseau pour les enseignants de l'Education Nationale déçus, voire fatigués par le système. Nous proposons en effet la possibilité aux enseignants qui souhaitent se reconvertir dans l'enseignement privé sur-mesure d'entamer une nouvelle carrière. Nous leur proposons de développer leur activité en devenant professeur particulier indépendant, profiter du label du réseau et des nombreuses demandes de cours particuliers qui nous sont adressées par les familles. En outre, le réseau permet de traiter directement avec les familles et de gagner en moyenne 30 euros nets de l'heure. Nous allons également mettre en place des formations spécifiques au métier de professeur indépendant dès l'année prochaine afin de répondre à la demande de nos enseignants et afin d'assurer les meilleures prestations auprès des familles.

Nous avons fait une intervention d'une vingtaine de minutes dans un des salons attenants au stand le samedi 24 novembre devant une quarantaine d'enseignants étant dans une phase de réflexion plus ou moins avancée concernant leur projet de reconversion professionnelle. Nous avons recueilli la candidature de nombreux enseignants qui souhaitaient rejoindre le réseau.
Cependant, il ne s'agit pas de quitter l'Education Nationale sans avoir un vrai projet professionnel. Le point majeur est de se faire accompagner pour savoir si vous voulez évoluer à temps partiel en complément de votre poste actuel ou d'envisager un temps complet en tant que professeur indépendant au sein du réseau. Cette décision ne peut être prise sans une démarche réfléchie sur le sujet.

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jeu.

27

sept.

2012

Rencontre avec … Thierry

Rencontre avec … Thierry

  www.thierry-boudrant-reseaudesprofs.fr

 

 

 

KL : Thierry, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel et de ce qui t’a amené à donner des cours particuliers, jusqu’à en faire ton métier ?

TB : Mon parcours a commencé dans la banque : je suis un ancien banquier. J’ai commencé dans ce milieu en bas de l’échelle et ai profité de l’opportunité qui m’était donnée de suivre des cours en formation interne, ce qui m’a amené à obtenir un diplôme d’études supérieures niveau I en « gestion, banque et finances ». Ce diplôme en poche, j’ai continué à travailler dans le secteur bancaire quelques années et me suis ensuite repositionné professionnellement, du fait que je ne concevais pas le métier de banquier tel qu’on me le proposait. J’ai donc suivi une formation de « responsable commercial export », niveau II. Lors de cette formation, j’ai été amené à expliquer à mes pairs le fonctionnement et la gestion d’une entreprise. Cette explication, qui devait durer un quart d’heure, s’est prolongée pendant quatre heures ! Ma prestation a été appréciée à tel point qu’on m’a sollicité pour la dispenser aux autres apprenants. Résultat des courses : j’ai dispensé environ vingt heures de formation, ce qui a eu deux conséquences. La première, sur un plan financier, m’a permis de suivre une formation gratuitement, ce qui n’est pas négligeable. La deuxième, beaucoup plus intéressante, a été révélatrice de mes capacités à enseigner.

 

KL : Depuis quand, donc, donnes-tu des cours particuliers ?

TB : Depuis douze ans.

 

KL : Quelles sont les matières que tu enseignes ?

TB : Je les scinde en deux catégories, étant donné que j’interviens auprès de collégiens et de lycéens. En ce qui concerne les collégiens, j’enseigne les matières principales : français, maths, anglais, allemand, parfois l’histoire – quand la nécessité de savoir rédiger un paragraphe argumenté se fait sentir, notamment à l’approche du brevet. En ce qui concerne les mathématiques, je m’arrête au niveau 3ème et donc, je ne suis les lycéens ni en maths, ni en physique, ni en chimie. En revanche, pour les matières littéraires, j’interviens pour la préparation de l’épreuve anticipée de français, ainsi qu’en anglais et allemand – notamment pour la préparation au bac. Ce sont les matières « standard », qu’on trouve dans tous les collèges et lycées.

Outre ces matières, et eu égard à mes compétences professionnelles antérieures, j’interviens aussi en économie, en comptabilité, gestion et marketing pour les jeunes préparant un bac pro ou un BTS.

Il existe par ailleurs une demande émanant des adultes. Dans ce cadre, je dispense aussi des cours de Français Langue Etrangère et d’anglais.

 

KL : Qu’est-ce qui te séduit dans ce métier, quels sont les avantages que tu y vois ?

TB : Ce qui me séduit, c’est d’abord la possibilité de traiter une matière sans me conformer spécifiquement aux préceptes de l’Education nationale. C’est aussi l’opportunité de mettre au point des pédagogies novatrices propres à réconcilier l’élève avec l’école.

 

KL : Peux-tu nous donner un exemple ?

TB : L’utilisation de jeux vidéos pour l’apprentissage et / ou le perfectionnement en anglais ! Beaucoup de jeunes raffolent des jeux vidéos, ce qui est aussi mon cas. C’est en général un terrain d’entente qui permet de favoriser la complicité et l’apprentissage. Dès lors qu’on n’a plus de ressources classiques pour réenclencher la dynamique d’apprentissage, ce type de détour peut se révéler très efficace.

Par ailleurs, un des principaux avantages du métier consiste en la situation de face à face : aucun parasitage, concentration maximum, et donc efficacité optimum. Un tel confort de travail ne se trouve pas dans une classe de trente élèves.

Enfin, un véritable suivi est possible sur plusieurs mois, voire sur plusieurs années – il m’arrive de suivre des élèves pendant trois ou quatre ans.

 

KL : Y vois-tu, à l’inverse, des désavantages ?

TB : Pour l’élève, j’en vois principalement un, le manque d’émulation, en ce sens qu’il n’a pas de possibilité de se comparer avec des élèves du même niveau. Des mini-stages de trois ou quatre élèves permettent de remédier à ce problème.

En tant que professeur indépendant, le principal écueil que je vois à la pratique de ce métier consiste en une forme d’isolement, en ce sens que dès le cours terminé, on peut avoir la sensation de n’appartenir à aucune structure. Ce ressenti varie, je pense, en fonction de la personnalité de chacun. D’où l’excellente idée du réseau : on a l’impression de faire partie d’une entité structurée qui s’intéresse autant à l’élève qu’au professeur. Pour certaines personnes, la certitude d’être totalement seul professionnellement peut s’avérer difficile à supporter et peut même avoir des conséquences sur l’humeur ou sur la capacité d’agir auprès de l’élève.

 

KL : Dans quel secteur géographique interviens-tu ?

TB : Je réside à Meudon et je travaille dans le sud des Hauts-de-Seine, limitrophe avec une partie des Yvelines.

 

KL : Quels sont tes loisirs et tes centres d’intérêt ?

TB : Je suis passionné par l’informatique et les nouvelles technologies. J’aime aussi le scrabble - j’ai un assez bon niveau. J’aime lire, bien sûr.

 

KL : Que lis-tu en ce moment ?

TB : Des livres d’histoire (j’adore l’histoire !). Je m’intéresse aux rois de France et aux grandes figures de l’histoire. Je lis aussi volontiers des essais à dominante économique.

 

 

 

Karin Lafont -

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mer.

26

sept.

2012

Rencontre avec … Delphine

Rencontre avec … Delphine 

www.delphine-wolfer-reseaudesprofs.fr

 

 

 

 

KL : Bonjour Delphine ! Peux-tu nous dire ce qui t’a motivée à rejoindre le réseau ?

DW : Bonjour Karin. Je suis prof de maths depuis presque vingt ans à l’Education nationale et j’ai eu une carrière « agitée » : bien que titulaire, j’ai enseigné dans vingt établissements différents, souvent très loin de chez moi… J’ai donc envisagé de quitter l’Education nationale et j’ai été amenée à me poser des questions à propos de mes motivations pour envisager une reconversion. Une chose est sûre : j’ai, malgré tout, toujours aimé les maths, les élèves et enseigner. Rejoindre le réseau pour moi, c’est m’installer à mon compte, mais en étant soutenue et encadrée par des personnes qui ont l’expérience des cours particuliers parce que c’est leur métier.

 

KL : Tu es donc décidée à te lancer dans l’aventure du professeur indépendant ! Enseignes-tu une autre matière, hormis les maths, comme la physique ou la chimie ? A quel niveau ?

DW : Non, je n’enseigne que les maths, essentiellement niveau collège. J’ai toutefois accompagné des élèves de 2nde, 1ère et terminale S, ES et (anciennement) STG.

 

KL : Qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans le cours particulier ?

DW : Les multiples établissements fréquentés, collègues, manuels, etc. m’ont permis de développer différentes façons d’enseigner, différentes façons d’aborder les notions, et de me remettre souvent en question face à l’incompréhension des élèves. J’ai toujours cherché, avec l’élève, à comprendre pourquoi il ne comprenait pas. Tout d’abord, il est certain que le face à face du cours particulier est propice aux progrès de l’élève… et du prof ! Je veux dire que je continue, même après vingt ans, au contact de l’élève, à « apprendre à lui apprendre ». Une autre chose me paraît importante dans le cours particulier : c’est que l’élève retrouve confiance en lui, qu’il accepte de faire des erreurs, de les regarder et de les comprendre pour ne plus les faire, afin de se retrouver en situation de réussite et de progrès.

J’ai un très bon souvenir d’un élève que j’ai eu en cours particulier, à l’hôpital : il avait seize ans, avait redoublé la 6ème et été orienté en Institut Médicalisé en début de 5ème, où son programme de maths s’était résumé aux nombres décimaux (c’est-à-dire, en gros, le 1er chapitre de 6ème). Il l’avait refait pendant trois années de suite ! J’ai travaillé avec lui deux heures par semaine, pendant deux mois et demi, et nous avons réussi à voir tout le programme de 6ème, avec la géométrie et même les fractions. Il était très fier de lui. Cet élève m’a amenée à plusieurs réflexions : les enfants ne sont pas toujours prêts à suivre le programme imposé au moment où on le leur demande. Et pour autant, rien n’est jamais perdu à condition de leur donner le temps et la confiance en eux.

Un autre événement a marqué ma façon d’enseigner : mon fils de six ans m’a dit un jour, en rentrant de l’école : « Si je comprends bien, deux paquets de trois et cinq billes, c’est pareil que deux paquets de trois et deux paquets de cinq ? » Oui, en effet ! Mais en plus, il était en train de toucher du doigt la formule de la distributivité de la multiplication sur l’addition, qui est au programme de 5ème ! 2 x (3+5) = 2 x 3 + 2 x 5. Depuis, je cherche toujours à partir d’une situation concrète pour expliquer les maths.

 

KL : Dans quelle région habites-tu et dans quels secteurs interviens-tu ?

DW : J’habite en Moselle, j’interviens autour de Metz : à Fresnes-en -Woëvre, Metz, Thionville, Nancy.

 

KL : Combien de temps vas-tu consacrer aux cours particuliers ? Souhaites-tu exercer cette profession à plein temps ?

DW : Je suis encore en activité à l’Education nationale. Je vais commencer par consacrer cinq ou six heures par semaine aux cours particuliers, jusqu’à exercer cette activité à plein temps.

 

KL : Nous te souhaitons de réussir et ferons de notre mieux pour te soutenir dans ton projet. Sinon, qu’aimes-tu faire, en dehors des mathématiques ? As-tu des loisirs ou un violon d’Ingres ?

DW : Pendant mes loisirs, je fais du VTT et du jardinage. En dehors des mathématiques, j’aime apprendre comment fonctionnent le cerveau et la mémoire.

 

 

 

Karin Lafont -

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mar.

25

sept.

2012

Rencontre avec … Véronique

Rencontre avec … Véronique 

www.veronique-sadys-reseaudesprofs.fr

 

 

 

KL : Bonjour Véronique, sois la bienvenue dans le réseau. Tu es notre première professeure d’allemand : depuis quand donnes-tu des cours particuliers ?

VS : Bonjour, en fait cela fait un bon moment, car cela a été plus ou moins régulier selon les années. Mais j’ai donné mes premiers cours au début de mes études et depuis une dizaine d’année que je suis enseignante, j’ai régulièrement des demandes parmi mes connaissances.

 

KL : Comment en es-tu venue à faire des cours particuliers une activité professionnelle ?

VS : En fait, cela m’est apparu au terme d’une longue réflexion. Au fil des années, en discutant avec les parents que je rencontrais dans mon établissement, je me suis rendue compte de deux choses : premièrement, il y avait une réelle demande des familles dont les enfants étaient complètement perdus en classe et auxquels il fallait une véritable aide personnalisée. Deuxièmement, ces mêmes parents exprimaient parfois leur regret de ne plus avoir aucune notion de la langue allemande et leur envie de s’y remettre, que ce soit pour leur activité professionnelle ou même pour pouvoir s’exprimer sur leurs lieux de villégiature à l’étranger. C’est ce qui m’a poussé vers les cours particuliers.

 

KL : Je comprends donc que tu es en poste, peut-être dans l’Education nationale, et que les cours particuliers représentent pour toi un complément d’activité. Combien d’élèves as-tu ?

VS : Tout à fait. Cela dépend des années et de mes disponibilités. Pour le moment, je n’ai pas d’élève en cours particulier. Il faut dire aussi que nous sommes en début d’année scolaire ….

 

KL : On entend beaucoup dire que les jeunes abandonnent l’allemand au profit de l’anglais et surtout de l’espagnol, en deuxième langue. Est-ce que cela correspond, d’après toi, à une réalité ?

VS : Oui, c’est aussi ce que j’entends chaque année. Il est clair que l’anglais est pour les jeunes la langue numéro un. Mais j’ai toujours chaque année et par niveau une quinzaine d’élèves qui apprennent l’allemand en LV1. Il est vrai aussi que beaucoup de jeunes choisissent l’espagnol en seconde langue, car ils pensent souvent que c’est une langue plus facile que l’allemand. Mais franchement, en dix ans de carrière, j’ai toujours sensiblement le même effectif. Je suis quand même toujours étonnée quand on me demande si j’ai encore des élèves. Oui, j’en ai, et même des effectifs très confortables, mes classes n’étant ni clairsemées ni bondées. Ceci étant, j’ai aussi la chance d’habiter le Nord-Pas de Calais : la Belgique, où l’on parle le flamand, est toute proche et nous avons beaucoup de contacts commerciaux avec l’Allemagne. Cela me facilite peut-être un peu la tâche…..    

 

KL : Quelle est ton approche de la pédagogie, qu’il s’agisse de l’enseignement en classe ou des cours particuliers ?

VS : Je n’ai pas d’approche particulière. J’essaie surtout de me mettre au niveau de mes élèves. C’est plus facile en cours particulier qu’en classe ! Le but pour moi est qu’ils comprennent tel ou tel fait de langue ou le sens d’un texte. J’y vais par paliers et je n’hésite pas à varier les exemples, je fais des rapprochements avec le français et l’anglais quand cela est possible. Je ne focalise pas sur les déclinaisons, par exemple, qui sont la bête noire des élèves. J’avance pas à pas à leur rythme.

 

KL : Pourrais-tu enfin nous dire quelques mots de des goûts et de tes hobbies ?

VS : J’ai une passion qui me prend beaucoup de temps : la musique. Je joue du violon, de la clarinette et je chante. Je suis membre d’un orchestre symphonique, d’un chœur et je dirige une petite harmonie. Lorsque des amis musiciens me le demandent, j’aime aller leur prêter main forte pour des concerts. J’ai beaucoup de chance car ma petite famille pratique également la musique et donc nous pouvons partager ces moments ensemble. J’aime écouter toute sorte de musique, je n’ai pas de genre préféré. J’apprécie la lecture, sans me cantonner à un genre particulier. Le cinéma est une autre de mes passions : rien de tel qu’un bon film sur grand écran pour passer une bonne soirée. Par contre, je ne suis pas très sportive : le seul sport que je pratique est le ski alpin … sauf à considérer la promenade comme un sport ! Enfin, j’aime voyager (en Allemagne bien sûr, en Autriche mais aussi dans d’autres pays) et découvrir les cultures et traditions. J’ai déjà un peu voyagé et j’espère avoir l’occasion de recommencer souvent. Voila, je crois que je vous ai à peu près tout dit !

 

 

 

Karin Lafont -

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ven.

21

sept.

2012

Rencontre avec … Aude

Rencontre avec … Aude

  www.aude-dalichoux-reseaudesprofs.fr

 

 

 

KL : Qu’enseignes-tu, Aude, et dans quel contexte ?

AD : J’enseigne le français et le latin à des collégiens de Seine Saint Denis. C’est un public bigarré et animé, le plus souvent sympathique, et issu de toutes les classes sociales.

 

KL : Quel est ton cursus ?

AD : Après une classe préparatoire littéraire, j’ai étudié à la Sorbonne jusqu’à la maîtrise, où j’ai particulièrement travaillé sur le théâtre antique.

Je me suis, de concert, aguerrie en matière pédagogique, en donnant divers cours particuliers, et suis entrée à l’Education nationale en 2004. Dès mes débuts, j’ai commencé à travailler en partenariat avec des structures culturelles et à monter des projets pédagogiques, souvent très forts, sur le thème des arts vivants : j’ai fait travailler mes élèves avec des conteurs, des comédiens, des metteurs en scène et je me suis rendu compte de l’intérêt de ces pratiques en matière de réussite scolaire.

Je me suis, par ailleurs, engagée dans la remédiation aux difficultés de lecture et d’écriture de mes élèves. Il est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît d’en comprendre et d’en analyser les causes. A cet effet, je me suis formée autant que je l’ai pu, et j’ai animé pendant plusieurs années un module d’aide et de soutien aux élèves en difficulté, où j’ai pu tester toutes sortes d’expérimentations pédagogiques.

 

KL : Je crois savoir que ton adhésion au réseau s’inscrit dans un projet particulier. Peux-tu nous en parler ?

AD : En effet, forte de mes expériences théâtrales passées, où je jouais tantôt le rôle amateur de dramaturge, de metteur en scène, d’animateur, de costumier, de maquilleur, de régisseur, de médiateur... et parfois tout ensemble, j’ai décidé d’approfondir et de valoriser ces compétences, en suivant une formation de scénographie. Si le dramaturge écrit la pièce, le scénographe la dessine; son rôle est de penser l’espace, le décor, les lumières, les costumes de la représentation.

Mon adhésion au réseau des professeurs indépendants, avec la souplesse qu’il apporte concernant l’organisation, devrait me permettre, à terme, de concilier mon métier d’enseignante, que j’aime et que je connais bien, et mes nouveaux projets.

 

KL : Dans quel cadre souhaites-tu pouvoir exploiter ces nouvelles compétences scénographiques ?

AD : Je n’ai pas encore d’idée très précise de la forme que cela prendra. Je suis en train d’étudier la question et je commence seulement à me confronter aux difficultés administratives, fiscales, juridiques que posent les changements de régime ou la coexistence de deux statuts différents. Dans l’idéal, j’aimerais devenir, à mi-temps, intermittente du spectacle et consacrer tout ce temps au théâtre, mais je peux aussi envisager, de façon plus large, de créer une affaire dans la décoration événementielle... Tout cela dépendra de la suite de ma formation et des rencontres que je pourrai faire.

 

KL : Depuis quand donnes-tu des cours particuliers ? Comment as-tu commencé cette activité ?

AD : J’ai commencé à donner des cours particuliers de façon très naturelle lorsque j’étais étudiante : cela me permettait de m’exercer à mon futur métier et de mettre un peu de « beurre dans les épinards ». J’ai rencontré des élèves très différents, du primaire au lycée et qui avaient tous grand besoin d’aide! Ma mission la plus facile, je l’ai effectuée en un mois, en fin d’année scolaire, avec un élève de seconde qui allait doubler son année et qui “détestait” le français et sa “prof” de français du lycée : en réalité, il n’avait simplement pas compris ce que l’on attendait de lui en cette année de transition qu’est la seconde. Après quelques éclaircissements, d’ordre méthodologique, il a pris son envol et a jugé, l’année d’après, la même prof beaucoup plus supportable... J’ai aussi rencontré des situations plus difficiles : deux frères traités pour une dyslexie lourde ou un élève de sixième qui devait revoir toutes les bases de la grammaire... A chaque cours, une rencontre, un questionnement, des surprises et, dans la plupart des cas, une solution !

 

KL : Combien de temps dédies-tu actuellement aux cours particuliers et envisages-tu cette activité comme pérenne ?

AD : Débutant dans le réseau, je n’ai pas encore d’élève en cours particulier. J’envisage cette année comme celle de la transition : encore au collège à temps partiel, je consacre aussi beaucoup de temps à ma formation ; mon ambition pour les mois à venir, au sein du réseau, est donc de commencer à développer mon activité en douceur, de prendre la mesure des nouvelles possibilités ainsi conquises, afin d’être en mesure de m’y consacrer à temps plein et durablement, à partir de la rentrée prochaine.

 

KL : Que t’apporte le réseau, pourquoi as-tu souhaité t’y inscrire ?

AD : Le réseau, avec son dispositif interne, son système de recrutement, sa volonté de moderniser les modalités du cours particulier est non seulement un garant de mon professionnalisme auprès des familles, mais aussi, pour moi, une source d’inspiration, de motivation à approfondir, varier et renouveler encore ma pratique professionnelle. Il me permet de rester affûtée. De plus, la dimension de réseau permet de travailler en équipe, d’avoir des échanges enrichissants avec des collègues, de se former les uns les autres en valorisant ses propres compétences. Adhérer au réseau m’a ainsi immédiatement semblé être une véritable opportunité d’évolution professionnelle, une de celles qu’on ne doit pas manquer.

 

 

Karin Lafont -

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lun.

17

sept.

2012

Rencontre avec … Françoise

Rencontre avec … Françoise

www.francoise-klein-reseaudesprofs.fr

 

 

KL : Françoise, tu viens d’intégrer le réseau. Quelles matières enseignes-tu et à quel niveau ?

FK : Le français et l’anglais, de la sixième jusqu’au niveau grandes écoles (prépa Sciences-Po, concours Access et Sésame, écoles d’ingénieurs), ainsi que l’histoire-géographie.

 

KL : Peux-tu nous parler de ton cursus ?

FK : J’ai d’abord fait Khâgne et Hypokhâgne, puis une maîtrise d’anglais à Paris IV, et enfin Sciences-Po Paris. J’ai commencé à travailler en tant que journaliste et traductrice dans la presse écrite. En 2007, ma vie professionnelle a connu un tournant et je me suis remise en question. J’ai réalisé un bilan de compétences qui m’a permis de prendre conscience que les cours particuliers, que je donnais depuis des années, constituaient une activité dont je pouvais envisager de faire mon métier.

Je me suis donc professionnalisée, en passant par un parcours de formation continue. A partir de 2008, j’ai commencé à travailler comme formatrice dans des organismes de formation haut de gamme, en anglais, français et synthèse pour des préparations aux grandes écoles ou avec des adultes préparant des concours administratifs.

Depuis la rentrée 2012, je travaille à mi-temps dans un lycée, dans un organisme de préparation aux concours et je donne des cours particuliers.

 

KL : Qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans les cours particuliers ?

FK : Le fait de pouvoir identifier très vite les besoins, ce qui permet d’aider rapidement la personne à progresser. Le fait aussi que le relationnel soit vraiment privilégié : enseigner à un seul élève ou à un groupe n’a rien à voir.

 

KL : Pourquoi as-tu souhaité intégrer le réseau ?

FK : D’abord, très prosaïquement, parce qu’il est parfois épuisant pour un professeur de chercher seul de nouveaux élèves. Le réseau représente un label de qualité pour les familles. L’intégrer, c’était aussi pour moi le moyen de ne pas travailler seule, de ne pas être isolée.

 

KL : Quelle est ta vision de l’enseignement ?

FK : En anglais, par exemple, je suis en quête permanente de sites web et autres supports, pour faire travailler mes élèves à partir de chansons ou de films, par exemple, en associant ces supports à des thèmes grammaticaux. Le conditionnel avec Beyoncé (If I were a boy) et le prétérit avec Adèle … cela donne d’excellents résultats ! Je fais en sorte que ces supports s’intègrent dans les programmes, qu’ils tiennent compte de la progression des élèves et qu’ils soient susceptibles de les intéresser. Mon but n’est pas de faire doublon avec les apprentissages scolaires, mais de faire évoluer l’élève dans un contexte différent, en évitant qu’il reproduise les réflexes scolaires et sa relation - ou non-relation - avec l’enseignant. J’essaie d’apporter autre chose, d’offrir ce qu’un professeur ne peut souvent réaliser quand il a une trentaine d’élèves. Par ailleurs, en classe, les niveaux et capacités de concentration sont très différents : ce problème, particulièrement crucial en langues, ne se pose pas en cours particulier. En face à face, l’élève ne peut pas se cacher dans le groupe et se montrer passif.

J’ai créé une base de données de mes outils pédagogiques ; je donne systématiquement des devoirs. Ceux-ci sont courts (un quart d’heure maximum), mais j’exige qu’ils soient faits d’une fois sur l’autre. Si tel n’est pas le cas, le cours commence avec la réalisation de ces exercices.

 

KL : Quels sont tes centres d’intérêt ?

FK : J’ai gardé de mes études et de mon parcours de journaliste une vraie passion pour l’actualité. J’essaie toujours de replacer le contexte dans lequel je fais travailler mes élèves dans un cadre plus large, afin qu’ils prennent conscience du monde dans lequel ils vivent. J’essaie de leur parler des grands événements et de leur donner une vision chronologique qui souvent leur fait cruellement défaut. Certains ne perçoivent pas bien la progression dans le temps, ne perçoivent pas bien l’espace temporel entre la guerre d’Algérie et les guerres de religion, par exemple.

J’essaie de les sensibiliser à la dimension historique et partant, à leur avenir de citoyens – tout proche pour les plus âgés qui votent à l’âge de dix-huit ans. Une élève, par exemple, m’a indiqué avant les dernières législatives, que dans sa « circoncision », on trouvait plus de dix candidats. Il s’agit pourtant d’une jeune fille adorable, que j’ai soutenue de façon intensive et beaucoup encouragée avant son examen. Mais cet exemple montre que nous avons un rôle plus large que celui de professeur particulier stricto sensu ; nous pouvons aussi apporter une dimension plus générale, notamment en aidant parfois les élèves à établir des liens entre les apprentissages scolaires et leur future vie d’adulte et de citoyen.

Enfin, je fais du sport – en l’occurrence, de la natation.

 

 

Karin Lafont -

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dim.

02

sept.

2012

Portrait d'enseignant: Grégory

Rencontre avec … Grégory

 

 

 

KL : Grégory, tu es – avec Florian - à l’initiative du Réseau des professeurs indépendants. Nous aimerions d’abord savoir comment tu en es venu à exercer ce métier.

GM : En 2009, en sortant de l’école de commerce, je suis arrivé sur un marché du travail en pleine crise économique : j’avais besoin de gagner ma vie et n’avais aucune promesse d’embauche. Comme je donnais des cours par le biais des organismes de soutien scolaire depuis trois ans, j’avais déjà une expérience et j’ai donc pensé à enseigner.

Très vite, en allant sur internet et en découvrant les sites de professeurs indépendants déjà installés, je me suis rendu compte qu’il était possible de devenir professeur indépendant. Quelques calculs m’ont permis de comprendre qu’il était possible de gagner honorablement sa vie en exerçant ce métier. En novembre 2009, j’ai décidé de me lancer dans une activité d’indépendant, avec l’objectif de développer une activité de cours particuliers et de stages collectifs. La qualité de mes prestations m’a rapidement permis de développer cette activité de manière pérenne. J’ai utilisé mes compétences en marketing pour la déployer : en ce sens, mon cursus m’a beaucoup servi car je me suis appuyé sur une double compétence d’homme de marketing et de professeur, avec une vision à long terme de l’activité et de mon évolution.

 

KL : Quels objectifs t’étais-tu fixés à l’époque?

GM : Je voulais vivre de ce travail et gagner ma vie correctement, mais aussi développer des offres liées aux cours particuliers et collectifs. Initialement, je ne pensais pas créer un réseau.

 

KL : Comment, dans ces conditions, le réseau a-t-il vu le jour?

GM : Après avoir rencontré d’autres professeurs indépendants, notamment Didier Kropp, Karin Lafont et Florian Campuzan, j’ai compris qu’il était possible de réunir nos forces pour bâtir un groupement d’intérêts communs. L’objectif initial était de partager nos connaissances et notre vision du métier, ainsi que de nous entraider pour trouver des clients et pour communiquer positivement les uns sur les autres. 

 

Puis nous avons compris que ce groupement pouvait évoluer vers un réseau plus étendu et plus fédérateur en termes de besoins. Au-delà du simple partage d’informations, de connaissances et de l’entraide, nous avons élargi notre vision pour développer de nouveaux éléments tels que le coaching de professeurs indépendants, la formation de formateurs. La revendication de notre profession en tant que métier et le développement de notre image dans un esprit plus institutionnel sont aussi désormais partie de nos objectifs.

 

KL : Combien d’enseignants le réseau fédère-t-il actuellement ?

GM : A ce jour nous comptons une vingtaine d’enseignants, notamment dans les matières scientifiques, essentiellement en Ile-de-France.

 

KL : Quelle est ta formation initiale et quel est ton rôle au sein du réseau ?

GM : Après un Baccalauréat S en 2002, j’ai intégré une classe préparatoire aux grandes écoles scientifiques, à Besançon, en maths sup-maths spé. Deux ans plus tard, j’ai obtenu une licence de mathématiques, puis une licence de chimie organique. Je suis ensuite allé vivre neuf mois en Allemagne : j’ai développé un projet d’optimisation de lotions cosmétiques pour la société Bayersdorf. Mais je ne me sentais pas fait pour le laboratoire « à perpétuité », c’est pourquoi j’ai entrepris des études commerciales à l’INSEEC Paris. J’en suis sorti avec un Master en marketing stratégique.

Au sein du réseau, je suis chargé du recrutement dans les matières scientifiques. Je gère également la présélection des enseignants qui sont convoqués aux tests de recrutement, et je fais passer ces tests. Je m’occupe aussi de toute la partie développement de nouvelles offres, comme la Grande permanence ou les stages intensifs.

 

KL : Quels sont, d’après toi, les principaux besoins des familles et en quoi le réseau y répond-il?

GM : Les familles attendent bien en premier lieu, bien sûr, que les notes de leurs enfants s’améliorent. Mais très souvent, elles ont aussi besoin d’un soutien pour les aider à gérer la scolarité de leurs enfants. Les parents sont également en quête de conseils et d’une offre suffisamment diversifiée pour que leur enfant travaille dans les conditions dont ils estiment qu’elles lui conviennent le mieux : certains restent attachés au soutien scolaire « classique », alors que d’autres préfèrent les formules de stage intensifs, qu’ils perçoivent comme plus interactives. Ils cherchent des professionnels disponibles et à l’écoute, capables d’intervenir au moment où ils en ont besoin et d’entendre vraiment ce que leurs enfants et eux-mêmes ont à dire. L’écoute, en effet, est une qualité majeure, à laquelle les enseignants du réseau sont très attachés.

En réalité, le réseau essaie d’offrir un service le plus exhaustif possible, de l’école vers les études supérieures ou la formation post-bac, avec un accompagnement personnalisé, tant d’un point de vue psychologique que technique. Nous aidons également les élèves à s’orienter en les dirigeant vers des professionnels qualifiés et / ou vers des formations qui leur correspondent.

 

KL : Quels sont actuellement les projets du réseau ?

GM : Dès le mois de septembre, à la demande de bon nombre de familles, nous allons mettre en place des sessions de cours collectifs hebdomadaires, en petits groupes comprenant six élèves au maximum. Cette formule sera ouverte aux élèves de la 3ème à la Terminale, en mathématiques, physique-chimie et français. Chaque session thématique durera deux heures : nous suivrons à la lettre le programme de l’Education nationale, avec une forte adaptabilité aux attentes des parents et des élèves.

 

KL : Où ces sessions se dérouleront-elles et quel(s) jour(s) ?

GM : Elles auront lieu à Bazainville, dans les Yvelines, avec un accès facilité par la proximité de la gare située sur la ligne Montparnasse-Dreux. Elles se dérouleront le samedi, par tranches de trois heures, entre 8h30 et 18h30.

 

KL : Combien cela coûtera-t-il aux familles intéressées ?

GM : L’inscription à ces cours se fera sous forme d’abonnement, à hauteur de 300 euros par mois environ. Cette inscription ouvrira un accès libre à toutes les sessions de stages thématiques (mathématiques, physique-chimie ou français) et à la séance de soutien individuel du samedi soir, au cours de laquelle les élèves bénéficieront d’un suivi personnalisé en fonction de leurs besoins. Lors de ces séances de soutien, six élèves seront suivis par deux professeurs. Les familles intéressées peuvent réserver en se rendant sur le site www.stagesintensifs.fr. L’abonnement donnera également droit aux permanences de révision organisées pendant le trimestre en cours.

Par ailleurs, les élèves souffrant de lacunes ponctuelles sur des thèmes spécifiques pourront aussi bénéficier de stages thématiques et d’un soutien individualisé ponctuel, pour un taux horaire de 25 euros.

Enfin, tous nos stagiaires seront répartis par niveau, afin que les sessions leur soit le plus profitables possible.

 

KL : Une dernière question, Grégory, avant de te laisser travailler : quels sont tes centres d’intérêt quand tu as un peu de temps libre ?

GM : Je suis passionné par les courses hippiques et par l’élevage de chevaux de compétition ; je monte occasionnellement. J’adore la géographie et la démographie, les sciences économiques en général. J’aime aussi lire : mon auteur préféré est Maupassant ; la lecture d’Une vie m’avait beaucoup marqué. Un de mes grands plaisirs consiste à faire découvrir les formes, les couleurs et les sons à mon fils de quinze mois. Je ne me lasse pas de ses réactions devant les nouveautés que je lui propose.

 

Karin Lafont -

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ven.

20

juil.

2012

Succès pour la première Grande permanence de révisions, juin 2012

Succès pour la première Grande permanence de révisions, juin 2012

 

 

      C’est dans le cadre ravissant du château du Breuil, à Garancières (78) que s’est déroulée la première « Grande permanence de révision » du réseau des professeurs indépendants. Environ cinquante élèves, de la troisième à la Terminale, avaient répondu présent. Les Yvelinois étaient majoritaires, mais on comptait aussi des lycéens venus de Paris ou de Chartres. Une élève de Terminale, inscrite pour toute la semaine et hébergée par des proches, avait même fait le déplacement de Rouen.

La permanence a bien sûr permis aux élèves de réviser toutes les matières au programme des examens, de préparer au mieux les épreuves orales, ou parfois tout simplement d’éclaircir un point demeuré obscur pendant l’année scolaire passée. Certains ont fait appel aux services du chauffeur quand leurs parents n’étaient pas disponibles pour les accompagner. Tous ont pu déjeuner sur place – souvent dans la cour, devant les jardins à la française.

 

L’ambiance a été conviviale, l’encadrement sérieux. Les enseignants les plus chevronnés avaient été invités à animer cette permanence ou les sessions intensives. Ils ont d’ailleurs souvent retrouvé des élèves qu’ils avaient en cours particulier.

Les salons XVIIIe mis à disposition ont été bien optimisés. Le grand salon a été consacré aux révisions en semi-autonomie ou en petits groupes, ainsi qu’aux exercices : les jeunes ont ainsi travaillé sous des trumeaux illustrant les fables de La Fontaine. Les petits salons ont été dédiés aux sessions intensives spécifiques, telles que la géométrie dans l’espace ou le français, toujours en groupes homogènes.

Cette ambiance de travail optimale a permis aux enseignants présents d’apporter une aide efficace.

Le jeudi soir, le réseau a invité les parents à un cocktail, un moment d’échange lors duquel ces derniers ont pu faire part de leurs attentes ou de leurs éventuelles inquiétudes. Ce moment de convivialité a aussi permis à l’équipe de constater avec plaisir que les familles étaient séduites par la formule de la grande permanence. Beaucoup d’élèves ont indiqué qu’ils n’auraient pas pu travailler de manière aussi efficace s’ils étaient restés chez eux en autonomie pendant cette semaine libérée.

 

L’opération sera donc renouvelée l’an prochain pour la préparation du baccalauréat et du brevet 2013. Dans l’immédiat, les locaux ont été à nouveau loués, du 27 au 31 août pour une session de préparation de la rentrée pour les lycéens, axée sur les matières scientifiques. 

Nouveauté: cette semaine de stage sera également à destination des étudiants entrant en première année universitaire scientifique, notamment  les "première année" médecine. 

 

Le réseau travaille chaque jour au développement de nouvelles offres répondant aux attentes des familles yvelinoises ou euréliennes, ou résidant dans d’autres départements.

 

Karin LAFONT

 


 

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ven.

20

juil.

2012

Rencontre avec … Florian

 Rencontre avec … Florian

 

KL : Florian, tu es co-fondateur du réseau. Nous aimerions savoir comment l’idée vous en est venue, à Grégory et toi.

FC : J’ai passé une dizaine d’années dans la finance. Puis je me suis retrouvé au chômage et comme je ne trouvais pas d'emploi, il m’est venu à l’idée de travailler, comme beaucoup d’enseignants du réseau, dans les agences que nous connaissons tous en tant que professeurs particuliers.

 

J’ai donc commencé à donner des cours, et j’y ai pris goût. Au bout d’un moment, tout de même, je me suis demandé s’il ne serait pas judicieux de travailler directement avec les familles, sans passer par les agences. Gagner quinze euros de l’heure … J’ai fait des études solides, je connais bien les programmes … Je me suis donc mis à la recherche de quelqu’un qui aurait fait du cours particulier son activité principale et qui travaillerait en direct. C’est alors que j’ai trouvé le site de Grégory. Je l’ai tout de suite contacté, car je souhaitais échanger avec lui.

Grégory m’a raconté son parcours, m’a expliqué que l’on pouvait vivre de ce métier très honnêtement, si on l’exerçait à plein temps en travaillant sérieusement, comme lui-même le faisait. Il m’a ensuite présenté Didier KROPP et Karin LAFONT, l’équipe d’un petit réseau de professeurs particuliers indépendants et passionnés, qui n’ont fait qu’accroître le début de passion que je commençais à ressentir.

 A la rentrée suivante, Grégory m’a envoyé des élèves, ainsi que Didier, qui m’a bien épaulé au début de ce chemin – et je leur en serai toujours reconnaissant. J’ai suivi les conseils qu’ils m’ont donnés, monté mon site et commencé à avoir mes propres élèves.

 Peu à peu, j’ai pris conscience que l’enseignement à domicile était un marché porteur malgré la crise économique et qu'il fallait considérer cette activité comme un vrai métier. L'image du professeur particulier est encore réduite en France à celle d'un job d'étudiant. Or la demande est telle, le besoin si pressant d'obtenir des résultats que la professionnalisation de cette activité est un chemin naturel. Tu sais comme moi que certains enseignants du réseau ont des rémunérations de cadres supérieurs. Pourquoi ? Car c'est un vrai métier pour ceux qui le considèrent comme tel ainsi que pour les familles qui font appel à ces professionnels.

Donc, je me suis demandé pourquoi ne pas reproduire cette expérience individuelle positive à un niveau plus important, pourquoi ne pas faire en sorte que les familles qui adressaient des demandes auxquelles nous ne pouvions plus répondre puissent trouver un enseignant qualifié, capable de faire monter les moyennes car tel est l'objectif final, ne l'oublions pas !

C’est ainsi que Grégory et moi avons commencé à chercher des enseignants d’un excellent niveau et à les mettre en relation avec des familles – cela notamment été le cas pour toi, Karin qui souhaitais t’investir davantage dans ce métier. Nous avons aussi commencé à organiser des stages intensifs et pour finir, nous avons monté une société afin de participer au développement et à la valorisation du métier de professeur indépendant, partout en France et quelle que soit la matière, de façon plus structurée.

 

KL : Quels sont maintenant les objectifs du réseau ?

FC : Il s’agit de participer à la valorisation de professionnels particulièrement compétents, dotés de réelles capacités à transmettre et à s’investir auprès de leurs élèves, de dynamiser leur parcours. Nous voulons permettre à ces personnes diplômées, voire très diplômées et très pédagogues (ce qui ne s’apprend pas à l’école), de vivre décemment d’un métier qu’elles exercent avec beaucoup de sérieux et d’implication.

Les tests de sélection que nous mettons en place prennent donc en compte la technicité des enseignants, tout autant que leur capacité à transmettre. Nous voulons permettre à ces enseignants de vivre décemment, car leurs salaires sont parfois indignes de leurs compétences et de ce qu'ils apportent à leurs élèves.

Quand j’étais trader, j’avais une utilité sociale nulle. Il se trouve que les enseignants participent au développement des capacités des jeunes et en ce sens, soutiennent les familles, ce qui est particulièrement important en ces temps de crise, alors que la nécessité d'obtenir des diplômes pour pouvoir intégrer le marché du travail dans de bonnes conditions est devenue primordiale. Quand je regarde mon parcours passé et mon ancienne profession, sans rien renier, je me sens beaucoup plus heureux et épanoui aujourd’hui. Je ressens aussi une certaine fierté d’apporter vraiment à autrui.

 

Cette fierté, je la sens aussi chez les enseignants que nous rencontrons. Il me paraît essentiel de valoriser ces compétences et ce sens de l’humain.

Le réseau ? Il s’agit d’une communauté d’intérêts. Nous aidons les professeurs à se lancer, mais leur retour est très important dans la construction du réseau et son animation. En fait, le réseau vit grâce à ses membres : nous sommes presque dans l’esprit des guildes du Moyen Âge, dans une dynamique d’entraide et de partage.

Nous avons aussi la possibilité de nous rencontrer, d’échanger, lors d’événements comme le jumping de Gambais où nous avons un stand à l'année pour communiquer sur le rôle du réseau, par exemple, ou lors des sessions de stages intensifs animées par des enseignants du réseau - ce qui n’est pas négligeable dans le cadre d’une profession où l’on travaille en solitaire. Tous les enseignants du réseau en témoignent : les contacts entre collègues représentent un réel enrichissement.

 

 

 KL : Qu’évaluez-vous chez les enseignants lors des recrutements ?

 FC : C’est très simple. Les sessions de recrutement consistent d’abord en un entretien de motivation, afin de déterminer si la personne est vraiment désireuse de poursuivre sa voie dans l’enseignement privé sur-mesure et surtout si elle faite ou non pour le métier de professeur particulier indépendant.

 En second lieu, des tests techniques portent sur les matières sur lesquelles l’enseignant souhaite se positionner au sein du réseau.

 Le recrutement comporte également un test de culture générale afin de s’assurer du niveau de la personne – il faut qu’elle soit en mesure de tenir une conversation avec les parents ou avec les élèves.

Nous allons désormais faire faire une dictée aux postulants pour mesurer leur niveau d’orthographe (et oui !). Il n’est pas pensable qu’un professeur, quelle que soit la matière qu’il enseigne, fasse des fautes toutes les lignes, d’abord vis-à-vis de l’élève pour qui il doit être un modèle, que vis-à-vis des familles auxquelles il va être amené à envoyer des courriels ou des sms régulièrement au cours de l'année scolaire.

Enfin, la mise en situation pédagogique est sans doute l’épreuve la plus importante. Nous donnons au professeur postulant un sujet et lui demandons de nous faire cours, sur Montaigne ou sur les fonctions, par exemple. Les cours particuliers s’apparentent de notre point de vue plus à du « coaching scolaire » qu’à du « soutien scolaire ». A ce titre, nous pensons qu’une très large part de la réussite d’un accompagnement de ce type tient à la pédagogie voire à la psychologie. La technique est nécessaire mais non suffisante, c’est une certitude. Il faut aimer le contact humain, comprendre les problématiques personnelles de l’élève, parfois ses problèmes familiaux, bref s’intéresser à lui en tant qu’individu et non pas comme un collégien ou lycéen lambda.

 

Nous recevons régulièrement des normaliens ou des agrégés – en pareil cas, nous allons nous intéresser particulièrement à la pédagogie, le niveau technique étant excellent. Cependant ils seront notés comme tous les autres profils.

On s’intéresse également à des profils plus atypiques - dont je suis humblement un exemple - des cadres dotés d’une certaine capacité à structurer leur pensée et disposant d’un niveau d’études leur permettant de rapidement s’approprier les programmes de l’Education nationale.

 Le recul et l’expérience des contraintes du « privé », de l’obligation de résultats et la liberté dans les chemins d’apprentissage nous font constater que cette typologie d’enseignants peut s'avérer particulièrement performante.

 

 

 A ma connaissance, personne ne recrute les professeurs particuliers de cette façon en France.

 

 KL : Quelles matières enseignes-tu toi-même ?

 FC : J’enseigne les mathématiques de la 3ème à la Terminale, ainsi que l’économie en filière ES.

 

 KL : Quelle est ta formation initiale ?

 FC : J’ai une licence en sciences économiques et je suis diplômé de Sciences Po Paris, section économique et financière.

 

 KL : Te reste-t-il un peu de temps pour les loisirs ?

 FC : Entre les cours particuliers et le projet du réseau, mes loisirs se sont réduits comme peau de chagrin. J’essaie tout de même de consacrer autant de temps que possible à mes deux petites filles.

 

 

 

Karin LAFONT

 

 

 

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jeu.

12

juil.

2012

Les enjeux du soutien scolaire

Le marché du soutien scolaire est, on le sait, fortement atomisé, de nombreux petits acteurs disséminés sur tout le territoire et 5 à 6 agences qui représentent 80% du chiffre d'affaires visible.

De faibles barrières à l'entrée, des incitations fiscales opportunes et le déficit de l'éducation nationale (voir billet précédent) participent à un marché relativement actif et en croissance continue. Néanmoins, quelques leaders du marché montrent des signes de fragilité en dépit du cesu qui aurait dû considérablement augmenter et conforter leurs marges.

La raison est certainement liée à la qualité des prestations effectuées par des étudiants de passage, faiblement rémunérés et non formés. Elle est imputable également à des frais de structure qui pèsent sur les comptes mais que justifie l'embauche de "recruteurs" confrontés sans cesse à la versatilité de ces professeurs sans lendemain.

Quelques professeurs indépendants peuvent vivre confortablement d'une activité qui pratiquée à plein temps et avec implication contraste fortement avec l'image du jeune voisin qui pour arrondir ses fins de mois va donner des petits cours à la fille de la voisine.

Donc pour vivre de cette activité, il faut vouloir se créer sa petite clientèle et proposer de la qualité pour la conserver. Les agences n'ont pas ce problème puisque pour une prestation de 15 euros payée à l'enseignant, elles se voient d'être toujours à la recherche d'un nouveau prof pour remplacer son prédécesseur qui aura trouvé un emploi ou qui aura déplu à la famille. C'est une course effreinée à la quantité qui se fait naturellement au détriment de la qualité.

Pour revenir à nos profs indépendants, ils sont souvent entreprenants et savent que pour gagner la confiance des familles et demander des tarifs décents ils doivent, naturellement proposer de la qualité. Et cette qualité se paie. L'émergence croissante de vocations dans ce domaine est symptomatique de l'apparition d'une voie alternative au "fast food de l'éducation" que proposent les agences d'une part et à ces classes surchargées et ces profs débordés de notre bonne vieille éducation nationale d'autre part. Ce géant au pied d'argile incapable de se réformer en profondeur offre donc de nombreuses opportunités à ceux plus petits et conscients de l'enjeu d'un enseignement sur mesure et de qualité.

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mer.

11

juil.

2012

Portrait de Laurent, professeur particulier de maths, physique, chimie dans le 78,92,75

Rencontre avec … Laurent

 

 

KL : Laurent, comment a commencé pour toi l'aventure avec le réseau national des professeurs indépendants ?

LT : Elle a commencé fin février 2012, par un appel de Florian Campuzan. Je venais d'arriver sur Boulogne Billancourt, bien décidé à trouver les élèves pour les faire progresser dans les matières scientifiques. Ce coup de téléphone a duré une bonne heure, pendant laquelle nous avons discuté de mes compétences en tant que professeur particulier, puis nous des objectifs et de l'organisation du réseau. Dans la journée, j'ai aussi eu au téléphone Gregory Morel : nous avons aussi longuement abordé ces différents points.

Ces premiers contacts étant très positifs, nous nous sommes rencontrés une après midi, dans les Yvelines. Et c’est comme cela que tout a vraiment commencé : Florian et Grégory m'ont mis en contact avec une famille avec laquelle les cours se sont très bien passés, puis avec une deuxième et ainsi de suite. Maintenant, il est pratiquement impossible que l'on se rencontre comme nous l'avions fait, tellement nos emplois du temps sont serrés.

 

KL : Quand as-tu commencé à donner des cours particuliers ?

LT : Très tôt, puisque j’étais encore au lycée, c'est à dire quand j'avais dix-huit ans ! Mon premier élève en cours particulier était un collégien qui avait de grosses difficultés : au bout de six mois de cours, il s'en sortait correctement. Résultat : cela m'a donné envie de continuer. J’y voyais aussi une façon de gagner de l'argent de poche pendant mes propres études en faculté.

Plus tard, en thèse, j'ai commencé à donner des cours à la faculté et j'ai compris que lorsque l'on a trente étudiants, il est pratiquement impossible de "combler" les lacunes des uns ou des autres. On peut simplement apporter de nouvelles connaissances, en espérant que les étudiants les comprendront. Le format cours particulier ou en petit groupe me convient en fait beaucoup plus.

Finalement, après toutes ces "petites" expériences d'enseignement depuis plus de dix ans, le cours particulier est devenu mon métier.

 

KL : A quel niveau et dans quelles matières interviens-tu plus particulièrement ?

LT : J'interviens principalement auprès d’élèves de lycée, dans les matières scientifiques (mathématiques, physique, chimie, etc.). Lorsque le bac arrive, il y a beaucoup de demande pour ces matières, à ce moment là, c'est un vrai défi pour moi. La plupart du temps, les élèves et/ou les parents se rendent compte tardivement que le bac risque d'être un peu difficile. Il faut donc faire revoir à quelqu'un le programme d'un an en moins de deux semaines !

Je me souviens d'une élève en Terminale L qui avait une moyenne proche de 6 dans les matières scientifiques. A raison de deux heures tous les soirs pendant deux semaines, nous avons donc travaillé la physique, la chimie, la biologie et les mathématiques. J'ai revu cette élève pendant l'été, elle ne m'a pas reconnu – un peu décevant ! Mais lorsque je lui ai dit : "Alors ce bac ?", j'ai vu ses yeux s'illuminer et, réaction que je n'avais pas prévue, elle m'a sauté dans les bras ! Apparemment, cela s'était bien passé. Et en effet, elle avait réussi à obtenir des notes proches de la moyenne dans ces matières, ce qui lui a permis d'avoir le bac avec mention. Ce type d’événement est vraiment gratifiant pour moi. Permettre à des élèves de réussir leur objectif et voir que j'ai "compté" pour eux est très valorisant.

J'ai aussi quelques élèves post-bac, principalement en électronique et en informatique. En effet, ces matières sont très spécifiques et nécessitent un grand nombre de notions souvent peu ou mal assimilées par les élèves de ce niveau. Là encore, le fait de pouvoir discuter en tête à tête permet de cibler directement les faiblesses ou les erreurs des élèves, et de les combler, bien entendu.

 

KL : Qu'est-ce que le réseau a changé dans ta façon de travailler ?

LT : Grâce au réseau, j'ai été en mesure de travailler à temps plein ou presque en très peu de temps, ce qui était mon but lorsque je suis arrivé à Paris.

Maintenant que le réseau se développe, j’aimerais bien réduire ma zone d'intervention. En effet, lorsque l'on doit faire quarante-cinq minutes de trajet pour une heure de cours, on se demande parfois si ce n'est pas un peu trop. Le fait de faire partie du réseau me permettra aussi de recommander les élèves qui se trouvent vraiment trop loin de chez moi à des professeurs en qui j'ai entièrement confiance. En effet, le recrutement des enseignants dans ce réseau étant exigeant, ne sont retenus que des professeurs de qualité.

Autre point : en tant que professeurs particuliers, nous sommes souvent seuls. Le réseau permet d'avoir des échanges très instructifs avec d'autres personnes exerçant la même profession, que ce soit pour la partie administrative, logistique ou pour les cours en eux-mêmes. La pédagogie au cœur de notre métier est aussi un sujet de discussion entre nous, car les méthodes utilisées pour un groupe de trente élèves ne sont évidement pas les même que pour un seul. A travers ces échanges, le réseau me permet de me perfectionner, ce qui serait plus difficile et bien plus long seul.

 

KL : Encore une question ! En dehors de l’enseignement, à quoi t’intéresses-tu ?

J'aime passer du temps avec ma famille et mes amis, que ce soit pour un bonjour qui se prolonge ou pour de longs week-ends sportifs, snowboard l'hiver ou canoë l'été.

Toutefois, mes amis vivant loin de Paris, nous nous retrouvons la plupart du temps sur internet pour des parties de jeux vidéo. Certains de mes élèves jouent à ces mêmes jeux, ce qui permet de créer rapidement un lien et même, dans certains cas, d'expliquer des concepts de mathématiques appliquées qu’ils comprennent de suite, puisqu’ils les utilisent tous les jours ou presque.

Enfin, je suis devenu professeur car j'aime apprendre et transmettre. C'est donc tout naturellement que, lorsque j'ai du temps, je m'intéresse à des domaines complètement nouveaux. Je me suis par exemple auto-formé à différentes spécialités de l'informatique ; des communications serveur-client jusqu'à la confection d'intelligence artificielle, en passant par les bases de données. En ce moment, je m’intéresse au fonctionnement du monde économique. Je me suis rendu compte que ma formation initiale avait complètement fait l'impasse sur cette matière, qui pourtant traite du monde dans lequel nous vivons.

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lun.

04

juin

2012

Rencontre avec … Jean-Bernard.

Rencontre avec … Jean-Bernard

www.jean-bernard-heronneau-reseaudesprofs

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KL : Jean-Bernard, tu viens d’intégrer le réseau et je te souhaite la bienvenue au nom de nous tous. Peux-tu te présenter afin que nous fassions mieux connaissance avec toi ?

JBH : J'ai vingt-sept ans et je suis ingénieur en calcul et modélisation des procédés chez SGN-Areva depuis 2009. Je réalise principalement des études thermiques et de mécanique des fluides pour vérifier la sûreté, ou dimensionner des équipements ou des bâtiments nucléaires dans le cycle du combustible (mine, enrichissement, retraitement, entreposage, stockage).

Côté cursus, après un bac scientifique, j'ai obtenu un DEUG en Sciences de la matière, puis une licence de physique fondamentale à Caen. J'ai ensuite intégré l'Université de Technologie de Compiègne, dans laquelle j'ai réalisé un diplôme d'ingénieur en génie des procédés. Lors de ma dernière année d'études, j'ai également suivi un double diplôme en Angleterre, à l'Université de Cranfield. Cette année m'a permis d'obtenir un MSc Process System Engineering option Energy Systems and Thermal processes.

 

KL : Depuis quand donnes-tu des cours particuliers ?

JBH : J'ai commencé à donner des cours après mon bac, auprès d’amis qui avaient des difficultés en math, en physique ou en chimie et qui redoublaient leur terminale S. J'ai ensuite élargi mon action avec les enfants de connaissances de mes parents, puis en laissant des annonces dans les commerces. J'ai fonctionné comme cela jusqu'à ma licence de physique. Je me suis ensuite inscrit dans un organisme de soutien scolaire, jusqu'à ce que je parte en Angleterre.

Après mon retour d’Angleterre, je n'ai pas enseigné jusqu’en 2008. Mais l'envie m'a repris dans le courant de l'année 2011. Et c'est comme cela que je suis entré en contact avec le réseau.

 

KL : Je comprends que tu exerces l’activité de professeur particulier à temps partiel. Combien de temps y consacres-tu ?

JBH : J'effectue effectivement l'activité de professeur particulier à temps partiel. Je consacre en moyenne de six à huit heures de mon temps à cette activité. C'est pour moi une occasion de continuer une activité que j'apprécie tout particulièrement, tout en exerçant ma profession, dans laquelle je m'épanouis pleinement.

L'enseignement est très gratifiant dans la mesure où nous pouvons quantifier très rapidement l'efficacité de nos méthodes et la compréhension des outils que nous cherchons à transmettre. D'autre part, les étudiants sont à un âge plein de doutes sur soi-même, mais aussi sur le futur. Outre l'enseignement, les heures de cours sont des moments privilégiés pour échanger, partager avec eux, mais aussi peut-être pour les (re)motiver, leur donner des perspectives et des lignes pour leur avenir.

 

KL : Tu sembles avoir atteint actuellement un certain équilibre entre travail en entreprise et cours particuliers …

JBH : L'équilibre est finalement assez simple à atteindre : six à huit heures par semaine sont assez faciles à trouver. J'ai aussi la chance de pouvoir gérer mon emploi du temps professionnel. Je peux donc, en décalant ma journée, partir plus tôt les jours d'enseignement. Je rentre donc chez moi vers 21 ou 22 heures les soirs de cours, comme quelqu'un qui pratiquerait une activité quelconque (sport, théâtre, etc.).

L'enseignement est de toute façon un investissement personnel, ce qui signifie que l'enseignant doit s'impliquer, mais aussi pouvoir bénéficier d'un retour positif de ce temps d'échange et de transmission.

Mon activité professionnelle m'apporte beaucoup de choses, l'enseignement aussi. Et je n'utilise pas les mêmes compétences ou qualités dans l'une ou l'autre. Je n'apprends pas non plus les mêmes choses. Bref, c'est une expérience complémentaire très enrichissante, et c'est mon carburant !

 

KL : Que t’apporte le réseau ?

JBH : Tout d’abord, le réseau m’a permis de trouver rapidement des élèves, à des tarifs supérieurs de 100 % par rapport aux offres classiques de soutien scolaire.

C’est aussi un moyen d'appartenir à une communauté d'enseignants dont les valeurs et les objectifs sont partagés. C'est aussi un moyen beaucoup plus certain de faire perdurer cette activité dans l'excellence. D'autres structures existent, mais elles ne délivrent pas (pour la plupart) la même qualité d'enseignement, ne serait-ce que par la sélection des enseignants, mais aussi par le suivi des enseignants et de leurs prestations. Dans le réseau, on est noté, suivi et on a un devoir de performance vis-à-vis de la famille et de l'étudiant, même si cette performance ne peut pas être jugée par le seul résultat scolaire, mais aussi par une appréciation donnée par la famille attestant l'implication de l'enseignant.

Par ailleurs, mon sentiment est que dans le réseau, tout le monde est écouté, et que la réussite tient d'un compromis faisant cohabiter les attentes de chacun (il est important que les enseignants communiquent avec l'étudiant et les parents pour évaluer le niveau scolaire et les évolutions de l'étudiant).

Le réseau fait aussi preuve d'un certain pragmatisme face à ce qu'il est possible de faire dans le temps imparti : un étudiant qui est à un mois du bac et en échec scolaire depuis la seconde, voire plus, aura sans doute des difficultés à décrocher une mention ... Si une grande partie du retard est rattrapée, le bilan sera alors déjà une réussite.

En bref, le réseau est un moyen d'être plus visible, plus polyvalent, plus motivé, plus réaliste mais aussi plus encadré et plus professionnel.

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mar.

15

mai

2012

Rencontre avec … Raphaël, professeur indépendant en Gironde

Bienvenue dans le réseau, Raphaël ! Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours ?

Après un bac S spécialité mathématiques obtenu en 2003 avec mention « Très Bien », j'ai obtenu en 2006 une licence en Géologie et Géophysique à l'Université Bordeaux 1.

Je suis également titulaire d'une maîtrise de Géophysique (Université Bordeaux 1). J’ai aussi obtenu une maîtrise en Médiation scientifique (communication scientifique, événementiel, expositions, journalisme...) à l'Université Bordeaux 3.

En parallèle, j'ai réalisé de nombreux stages en laboratoire de recherche et j'ai travaillé avec de bon nombre d’associations ou entreprises de la région bordelaise faisant la promotion des sciences auprès du grand public ou des scolaires.

En ce qui concerne le volet enseignement, je donne des cours particuliers de mathématiques, physique et chimie depuis déjà de nombreuses années : c'est il y a trois ans que j'ai formalisé cette activité cela jusqu’à en faire, petit à petit, mon activité principale. Pendant les deux dernières années, j'ai été enseignant contractuel en mathématiques pour l'Education nationale (Académie de Nancy-Metz : collège et lycée. Département des Vosges : Cornimont, La Bresse, Saint Dié des Vosges, Epinal. Département de la Moselle : L'Hôpital).

Depuis cette année scolaire 2011-2012, je suis professeur indépendant à 100% et je développe mon activité en Gironde (Communauté urbaine de Bordeaux, Libourne, Langon, Bassin d'Arcachon) en suivant plusieurs dizaines d'élèves.

 

Pour quelles raisons as-tu préféré te diriger vers le métier de professeur indépendant plutôt que de rester dans le circuit de l’Education nationale ?

L'Education nationale est un milieu bien trop administratif et procédurier pour moi ; il ne laisse que peu de part à l'innovation. L'enseignement est un métier passionnant, mais on ne peut pas aider réellement les élèves en difficulté dans une classe où la plus grande part du travail consiste à faire de la gestion du comportement.

Par ailleurs, je suis d'un naturel indépendant et j’aime avoir la maîtrise de mon emploi du temps et de mes techniques de travail. Je développe des savoir-faire que j'ai la possibilité de mettre en application, ce qui est impossible dans un monde aussi codifié que la fonction publique.

Le travail de professeur indépendant est prenant à d'autres égard : on rencontre constamment de nouvelles personnes, on se déplace beaucoup et on ne travaille jamais sur les mêmes notions de cours (ou du moins jamais de la même façon, car chaque élève a le droit à une aide personnalisée).

Cette profession est gratifiante tant sur le plan de la reconnaissance des élèves ou des familles, que sur le plan de la rémunération (ne soyons pas hypocrites) qui est plus que confortable.

 

Quel(s) avantage(s) trouves-tu au réseau ?

Ce réseau est une très bonne alternative aux agences de cours particuliers qui font du volume et non de la qualité. De plus, c'est un moyen de répertorier les professeurs indépendants et d'apporter à cette profession une certaine légitimité. Pourquoi pas, à terme, la création d'un statut à part entière, juridiquement reconnu?

Le réseau constitue également un bon outil pour communiquer, se faire connaître et donc améliorer le chiffre d'affaires.

Pour finir, je l’envisage comme un espace de partage, d'entraide et d'innovation entre confrères.

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