Rencontre avec … Thierry

Rencontre avec … Thierry

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KL : Thierry, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel et de ce qui t’a amené à donner des cours particuliers, jusqu’à en faire ton métier ?

TB : Mon parcours a commencé dans la banque : je suis un ancien banquier. J’ai commencé dans ce milieu en bas de l’échelle et ai profité de l’opportunité qui m’était donnée de suivre des cours en formation interne, ce qui m’a amené à obtenir un diplôme d’études supérieures niveau I en « gestion, banque et finances ». Ce diplôme en poche, j’ai continué à travailler dans le secteur bancaire quelques années et me suis ensuite repositionné professionnellement, du fait que je ne concevais pas le métier de banquier tel qu’on me le proposait. J’ai donc suivi une formation de « responsable commercial export », niveau II. Lors de cette formation, j’ai été amené à expliquer à mes pairs le fonctionnement et la gestion d’une entreprise. Cette explication, qui devait durer un quart d’heure, s’est prolongée pendant quatre heures ! Ma prestation a été appréciée à tel point qu’on m’a sollicité pour la dispenser aux autres apprenants. Résultat des courses : j’ai dispensé environ vingt heures de formation, ce qui a eu deux conséquences. La première, sur un plan financier, m’a permis de suivre une formation gratuitement, ce qui n’est pas négligeable. La deuxième, beaucoup plus intéressante, a été révélatrice de mes capacités à enseigner.

 

KL : Depuis quand, donc, donnes-tu des cours particuliers ?

TB : Depuis douze ans.

 

KL : Quelles sont les matières que tu enseignes ?

TB : Je les scinde en deux catégories, étant donné que j’interviens auprès de collégiens et de lycéens. En ce qui concerne les collégiens, j’enseigne les matières principales : français, maths, anglais, allemand, parfois l’histoire – quand la nécessité de savoir rédiger un paragraphe argumenté se fait sentir, notamment à l’approche du brevet. En ce qui concerne les mathématiques, je m’arrête au niveau 3ème et donc, je ne suis les lycéens ni en maths, ni en physique, ni en chimie. En revanche, pour les matières littéraires, j’interviens pour la préparation de l’épreuve anticipée de français, ainsi qu’en anglais et allemand – notamment pour la préparation au bac. Ce sont les matières « standard », qu’on trouve dans tous les collèges et lycées.

Outre ces matières, et eu égard à mes compétences professionnelles antérieures, j’interviens aussi en économie, en comptabilité, gestion et marketing pour les jeunes préparant un bac pro ou un BTS.

Il existe par ailleurs une demande émanant des adultes. Dans ce cadre, je dispense aussi des cours de Français Langue Etrangère et d’anglais.

 

KL : Qu’est-ce qui te séduit dans ce métier, quels sont les avantages que tu y vois ?

TB : Ce qui me séduit, c’est d’abord la possibilité de traiter une matière sans me conformer spécifiquement aux préceptes de l’Education nationale. C’est aussi l’opportunité de mettre au point des pédagogies novatrices propres à réconcilier l’élève avec l’école.

 

KL : Peux-tu nous donner un exemple ?

TB : L’utilisation de jeux vidéos pour l’apprentissage et / ou le perfectionnement en anglais ! Beaucoup de jeunes raffolent des jeux vidéos, ce qui est aussi mon cas. C’est en général un terrain d’entente qui permet de favoriser la complicité et l’apprentissage. Dès lors qu’on n’a plus de ressources classiques pour réenclencher la dynamique d’apprentissage, ce type de détour peut se révéler très efficace.

Par ailleurs, un des principaux avantages du métier consiste en la situation de face à face : aucun parasitage, concentration maximum, et donc efficacité optimum. Un tel confort de travail ne se trouve pas dans une classe de trente élèves.

Enfin, un véritable suivi est possible sur plusieurs mois, voire sur plusieurs années – il m’arrive de suivre des élèves pendant trois ou quatre ans.

 

KL : Y vois-tu, à l’inverse, des désavantages ?

TB : Pour l’élève, j’en vois principalement un, le manque d’émulation, en ce sens qu’il n’a pas de possibilité de se comparer avec des élèves du même niveau. Des mini-stages de trois ou quatre élèves permettent de remédier à ce problème.

En tant que professeur indépendant, le principal écueil que je vois à la pratique de ce métier consiste en une forme d’isolement, en ce sens que dès le cours terminé, on peut avoir la sensation de n’appartenir à aucune structure. Ce ressenti varie, je pense, en fonction de la personnalité de chacun. D’où l’excellente idée du réseau : on a l’impression de faire partie d’une entité structurée qui s’intéresse autant à l’élève qu’au professeur. Pour certaines personnes, la certitude d’être totalement seul professionnellement peut s’avérer difficile à supporter et peut même avoir des conséquences sur l’humeur ou sur la capacité d’agir auprès de l’élève.

 

KL : Dans quel secteur géographique interviens-tu ?

TB : Je réside à Meudon et je travaille dans le sud des Hauts-de-Seine, limitrophe avec une partie des Yvelines.

 

KL : Quels sont tes loisirs et tes centres d’intérêt ?

TB : Je suis passionné par l’informatique et les nouvelles technologies. J’aime aussi le scrabble - j’ai un assez bon niveau. J’aime lire, bien sûr.

 

KL : Que lis-tu en ce moment ?

TB : Des livres d’histoire (j’adore l’histoire !). Je m’intéresse aux rois de France et aux grandes figures de l’histoire. Je lis aussi volontiers des essais à dominante économique.

 

 

 

Karin Lafont -

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