Rencontre avec … Aude

Rencontre avec … Aude

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KL : Qu’enseignes-tu, Aude, et dans quel contexte ?

AD : J’enseigne le français et le latin à des collégiens de Seine Saint Denis. C’est un public bigarré et animé, le plus souvent sympathique, et issu de toutes les classes sociales.

 

KL : Quel est ton cursus ?

AD : Après une classe préparatoire littéraire, j’ai étudié à la Sorbonne jusqu’à la maîtrise, où j’ai particulièrement travaillé sur le théâtre antique.

Je me suis, de concert, aguerrie en matière pédagogique, en donnant divers cours particuliers, et suis entrée à l’Education nationale en 2004. Dès mes débuts, j’ai commencé à travailler en partenariat avec des structures culturelles et à monter des projets pédagogiques, souvent très forts, sur le thème des arts vivants : j’ai fait travailler mes élèves avec des conteurs, des comédiens, des metteurs en scène et je me suis rendu compte de l’intérêt de ces pratiques en matière de réussite scolaire.

Je me suis, par ailleurs, engagée dans la remédiation aux difficultés de lecture et d’écriture de mes élèves. Il est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît d’en comprendre et d’en analyser les causes. A cet effet, je me suis formée autant que je l’ai pu, et j’ai animé pendant plusieurs années un module d’aide et de soutien aux élèves en difficulté, où j’ai pu tester toutes sortes d’expérimentations pédagogiques.

 

KL : Je crois savoir que ton adhésion au réseau s’inscrit dans un projet particulier. Peux-tu nous en parler ?

AD : En effet, forte de mes expériences théâtrales passées, où je jouais tantôt le rôle amateur de dramaturge, de metteur en scène, d’animateur, de costumier, de maquilleur, de régisseur, de médiateur... et parfois tout ensemble, j’ai décidé d’approfondir et de valoriser ces compétences, en suivant une formation de scénographie. Si le dramaturge écrit la pièce, le scénographe la dessine; son rôle est de penser l’espace, le décor, les lumières, les costumes de la représentation.

Mon adhésion au réseau des professeurs indépendants, avec la souplesse qu’il apporte concernant l’organisation, devrait me permettre, à terme, de concilier mon métier d’enseignante, que j’aime et que je connais bien, et mes nouveaux projets.

 

KL : Dans quel cadre souhaites-tu pouvoir exploiter ces nouvelles compétences scénographiques ?

AD : Je n’ai pas encore d’idée très précise de la forme que cela prendra. Je suis en train d’étudier la question et je commence seulement à me confronter aux difficultés administratives, fiscales, juridiques que posent les changements de régime ou la coexistence de deux statuts différents. Dans l’idéal, j’aimerais devenir, à mi-temps, intermittente du spectacle et consacrer tout ce temps au théâtre, mais je peux aussi envisager, de façon plus large, de créer une affaire dans la décoration événementielle... Tout cela dépendra de la suite de ma formation et des rencontres que je pourrai faire.

 

KL : Depuis quand donnes-tu des cours particuliers ? Comment as-tu commencé cette activité ?

AD : J’ai commencé à donner des cours particuliers de façon très naturelle lorsque j’étais étudiante : cela me permettait de m’exercer à mon futur métier et de mettre un peu de « beurre dans les épinards ». J’ai rencontré des élèves très différents, du primaire au lycée et qui avaient tous grand besoin d’aide! Ma mission la plus facile, je l’ai effectuée en un mois, en fin d’année scolaire, avec un élève de seconde qui allait doubler son année et qui “détestait” le français et sa “prof” de français du lycée : en réalité, il n’avait simplement pas compris ce que l’on attendait de lui en cette année de transition qu’est la seconde. Après quelques éclaircissements, d’ordre méthodologique, il a pris son envol et a jugé, l’année d’après, la même prof beaucoup plus supportable... J’ai aussi rencontré des situations plus difficiles : deux frères traités pour une dyslexie lourde ou un élève de sixième qui devait revoir toutes les bases de la grammaire... A chaque cours, une rencontre, un questionnement, des surprises et, dans la plupart des cas, une solution !

 

KL : Combien de temps dédies-tu actuellement aux cours particuliers et envisages-tu cette activité comme pérenne ?

AD : Débutant dans le réseau, je n’ai pas encore d’élève en cours particulier. J’envisage cette année comme celle de la transition : encore au collège à temps partiel, je consacre aussi beaucoup de temps à ma formation ; mon ambition pour les mois à venir, au sein du réseau, est donc de commencer à développer mon activité en douceur, de prendre la mesure des nouvelles possibilités ainsi conquises, afin d’être en mesure de m’y consacrer à temps plein et durablement, à partir de la rentrée prochaine.

 

KL : Que t’apporte le réseau, pourquoi as-tu souhaité t’y inscrire ?

AD : Le réseau, avec son dispositif interne, son système de recrutement, sa volonté de moderniser les modalités du cours particulier est non seulement un garant de mon professionnalisme auprès des familles, mais aussi, pour moi, une source d’inspiration, de motivation à approfondir, varier et renouveler encore ma pratique professionnelle. Il me permet de rester affûtée. De plus, la dimension de réseau permet de travailler en équipe, d’avoir des échanges enrichissants avec des collègues, de se former les uns les autres en valorisant ses propres compétences. Adhérer au réseau m’a ainsi immédiatement semblé être une véritable opportunité d’évolution professionnelle, une de celles qu’on ne doit pas manquer.

 

 

Karin Lafont -

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