Rencontre avec … Françoise

Rencontre avec … Françoise

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KL : Françoise, tu viens d’intégrer le réseau. Quelles matières enseignes-tu et à quel niveau ?

FK : Le français et l’anglais, de la sixième jusqu’au niveau grandes écoles (prépa Sciences-Po, concours Access et Sésame, écoles d’ingénieurs), ainsi que l’histoire-géographie.

 

KL : Peux-tu nous parler de ton cursus ?

FK : J’ai d’abord fait Khâgne et Hypokhâgne, puis une maîtrise d’anglais à Paris IV, et enfin Sciences-Po Paris. J’ai commencé à travailler en tant que journaliste et traductrice dans la presse écrite. En 2007, ma vie professionnelle a connu un tournant et je me suis remise en question. J’ai réalisé un bilan de compétences qui m’a permis de prendre conscience que les cours particuliers, que je donnais depuis des années, constituaient une activité dont je pouvais envisager de faire mon métier.

Je me suis donc professionnalisée, en passant par un parcours de formation continue. A partir de 2008, j’ai commencé à travailler comme formatrice dans des organismes de formation haut de gamme, en anglais, français et synthèse pour des préparations aux grandes écoles ou avec des adultes préparant des concours administratifs.

Depuis la rentrée 2012, je travaille à mi-temps dans un lycée, dans un organisme de préparation aux concours et je donne des cours particuliers.

 

KL : Qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans les cours particuliers ?

FK : Le fait de pouvoir identifier très vite les besoins, ce qui permet d’aider rapidement la personne à progresser. Le fait aussi que le relationnel soit vraiment privilégié : enseigner à un seul élève ou à un groupe n’a rien à voir.

 

KL : Pourquoi as-tu souhaité intégrer le réseau ?

FK : D’abord, très prosaïquement, parce qu’il est parfois épuisant pour un professeur de chercher seul de nouveaux élèves. Le réseau représente un label de qualité pour les familles. L’intégrer, c’était aussi pour moi le moyen de ne pas travailler seule, de ne pas être isolée.

 

KL : Quelle est ta vision de l’enseignement ?

FK : En anglais, par exemple, je suis en quête permanente de sites web et autres supports, pour faire travailler mes élèves à partir de chansons ou de films, par exemple, en associant ces supports à des thèmes grammaticaux. Le conditionnel avec Beyoncé (If I were a boy) et le prétérit avec Adèle … cela donne d’excellents résultats ! Je fais en sorte que ces supports s’intègrent dans les programmes, qu’ils tiennent compte de la progression des élèves et qu’ils soient susceptibles de les intéresser. Mon but n’est pas de faire doublon avec les apprentissages scolaires, mais de faire évoluer l’élève dans un contexte différent, en évitant qu’il reproduise les réflexes scolaires et sa relation - ou non-relation - avec l’enseignant. J’essaie d’apporter autre chose, d’offrir ce qu’un professeur ne peut souvent réaliser quand il a une trentaine d’élèves. Par ailleurs, en classe, les niveaux et capacités de concentration sont très différents : ce problème, particulièrement crucial en langues, ne se pose pas en cours particulier. En face à face, l’élève ne peut pas se cacher dans le groupe et se montrer passif.

J’ai créé une base de données de mes outils pédagogiques ; je donne systématiquement des devoirs. Ceux-ci sont courts (un quart d’heure maximum), mais j’exige qu’ils soient faits d’une fois sur l’autre. Si tel n’est pas le cas, le cours commence avec la réalisation de ces exercices.

 

KL : Quels sont tes centres d’intérêt ?

FK : J’ai gardé de mes études et de mon parcours de journaliste une vraie passion pour l’actualité. J’essaie toujours de replacer le contexte dans lequel je fais travailler mes élèves dans un cadre plus large, afin qu’ils prennent conscience du monde dans lequel ils vivent. J’essaie de leur parler des grands événements et de leur donner une vision chronologique qui souvent leur fait cruellement défaut. Certains ne perçoivent pas bien la progression dans le temps, ne perçoivent pas bien l’espace temporel entre la guerre d’Algérie et les guerres de religion, par exemple.

J’essaie de les sensibiliser à la dimension historique et partant, à leur avenir de citoyens – tout proche pour les plus âgés qui votent à l’âge de dix-huit ans. Une élève, par exemple, m’a indiqué avant les dernières législatives, que dans sa « circoncision », on trouvait plus de dix candidats. Il s’agit pourtant d’une jeune fille adorable, que j’ai soutenue de façon intensive et beaucoup encouragée avant son examen. Mais cet exemple montre que nous avons un rôle plus large que celui de professeur particulier stricto sensu ; nous pouvons aussi apporter une dimension plus générale, notamment en aidant parfois les élèves à établir des liens entre les apprentissages scolaires et leur future vie d’adulte et de citoyen.

Enfin, je fais du sport – en l’occurrence, de la natation.

 

 

Karin Lafont -

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Commentaires : 1
  • #1

    sara simon (jeudi, 03 janvier 2013 13:17)

    comme je peux contacter avec vous pour faire un cours de francoise????. je suis espagnole et j habite a paris.. j ai besoin d apprendre a ecrir bien...

    merci

    sara

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