Portrait d'enseignant: Grégory

Rencontre avec … Grégory

 

 

 

KL : Grégory, tu es – avec Florian - à l’initiative du Réseau des professeurs indépendants. Nous aimerions d’abord savoir comment tu en es venu à exercer ce métier.

GM : En 2009, en sortant de l’école de commerce, je suis arrivé sur un marché du travail en pleine crise économique : j’avais besoin de gagner ma vie et n’avais aucune promesse d’embauche. Comme je donnais des cours par le biais des organismes de soutien scolaire depuis trois ans, j’avais déjà une expérience et j’ai donc pensé à enseigner.

Très vite, en allant sur internet et en découvrant les sites de professeurs indépendants déjà installés, je me suis rendu compte qu’il était possible de devenir professeur indépendant. Quelques calculs m’ont permis de comprendre qu’il était possible de gagner honorablement sa vie en exerçant ce métier. En novembre 2009, j’ai décidé de me lancer dans une activité d’indépendant, avec l’objectif de développer une activité de cours particuliers et de stages collectifs. La qualité de mes prestations m’a rapidement permis de développer cette activité de manière pérenne. J’ai utilisé mes compétences en marketing pour la déployer : en ce sens, mon cursus m’a beaucoup servi car je me suis appuyé sur une double compétence d’homme de marketing et de professeur, avec une vision à long terme de l’activité et de mon évolution.

 

KL : Quels objectifs t’étais-tu fixés à l’époque?

GM : Je voulais vivre de ce travail et gagner ma vie correctement, mais aussi développer des offres liées aux cours particuliers et collectifs. Initialement, je ne pensais pas créer un réseau.

 

KL : Comment, dans ces conditions, le réseau a-t-il vu le jour?

GM : Après avoir rencontré d’autres professeurs indépendants, notamment Didier Kropp, Karin Lafont et Florian Campuzan, j’ai compris qu’il était possible de réunir nos forces pour bâtir un groupement d’intérêts communs. L’objectif initial était de partager nos connaissances et notre vision du métier, ainsi que de nous entraider pour trouver des clients et pour communiquer positivement les uns sur les autres. 

 

Puis nous avons compris que ce groupement pouvait évoluer vers un réseau plus étendu et plus fédérateur en termes de besoins. Au-delà du simple partage d’informations, de connaissances et de l’entraide, nous avons élargi notre vision pour développer de nouveaux éléments tels que le coaching de professeurs indépendants, la formation de formateurs. La revendication de notre profession en tant que métier et le développement de notre image dans un esprit plus institutionnel sont aussi désormais partie de nos objectifs.

 

KL : Combien d’enseignants le réseau fédère-t-il actuellement ?

GM : A ce jour nous comptons une vingtaine d’enseignants, notamment dans les matières scientifiques, essentiellement en Ile-de-France.

 

KL : Quelle est ta formation initiale et quel est ton rôle au sein du réseau ?

GM : Après un Baccalauréat S en 2002, j’ai intégré une classe préparatoire aux grandes écoles scientifiques, à Besançon, en maths sup-maths spé. Deux ans plus tard, j’ai obtenu une licence de mathématiques, puis une licence de chimie organique. Je suis ensuite allé vivre neuf mois en Allemagne : j’ai développé un projet d’optimisation de lotions cosmétiques pour la société Bayersdorf. Mais je ne me sentais pas fait pour le laboratoire « à perpétuité », c’est pourquoi j’ai entrepris des études commerciales à l’INSEEC Paris. J’en suis sorti avec un Master en marketing stratégique.

Au sein du réseau, je suis chargé du recrutement dans les matières scientifiques. Je gère également la présélection des enseignants qui sont convoqués aux tests de recrutement, et je fais passer ces tests. Je m’occupe aussi de toute la partie développement de nouvelles offres, comme la Grande permanence ou les stages intensifs.

 

KL : Quels sont, d’après toi, les principaux besoins des familles et en quoi le réseau y répond-il?

GM : Les familles attendent bien en premier lieu, bien sûr, que les notes de leurs enfants s’améliorent. Mais très souvent, elles ont aussi besoin d’un soutien pour les aider à gérer la scolarité de leurs enfants. Les parents sont également en quête de conseils et d’une offre suffisamment diversifiée pour que leur enfant travaille dans les conditions dont ils estiment qu’elles lui conviennent le mieux : certains restent attachés au soutien scolaire « classique », alors que d’autres préfèrent les formules de stage intensifs, qu’ils perçoivent comme plus interactives. Ils cherchent des professionnels disponibles et à l’écoute, capables d’intervenir au moment où ils en ont besoin et d’entendre vraiment ce que leurs enfants et eux-mêmes ont à dire. L’écoute, en effet, est une qualité majeure, à laquelle les enseignants du réseau sont très attachés.

En réalité, le réseau essaie d’offrir un service le plus exhaustif possible, de l’école vers les études supérieures ou la formation post-bac, avec un accompagnement personnalisé, tant d’un point de vue psychologique que technique. Nous aidons également les élèves à s’orienter en les dirigeant vers des professionnels qualifiés et / ou vers des formations qui leur correspondent.

 

KL : Quels sont actuellement les projets du réseau ?

GM : Dès le mois de septembre, à la demande de bon nombre de familles, nous allons mettre en place des sessions de cours collectifs hebdomadaires, en petits groupes comprenant six élèves au maximum. Cette formule sera ouverte aux élèves de la 3ème à la Terminale, en mathématiques, physique-chimie et français. Chaque session thématique durera deux heures : nous suivrons à la lettre le programme de l’Education nationale, avec une forte adaptabilité aux attentes des parents et des élèves.

 

KL : Où ces sessions se dérouleront-elles et quel(s) jour(s) ?

GM : Elles auront lieu à Bazainville, dans les Yvelines, avec un accès facilité par la proximité de la gare située sur la ligne Montparnasse-Dreux. Elles se dérouleront le samedi, par tranches de trois heures, entre 8h30 et 18h30.

 

KL : Combien cela coûtera-t-il aux familles intéressées ?

GM : L’inscription à ces cours se fera sous forme d’abonnement, à hauteur de 300 euros par mois environ. Cette inscription ouvrira un accès libre à toutes les sessions de stages thématiques (mathématiques, physique-chimie ou français) et à la séance de soutien individuel du samedi soir, au cours de laquelle les élèves bénéficieront d’un suivi personnalisé en fonction de leurs besoins. Lors de ces séances de soutien, six élèves seront suivis par deux professeurs. Les familles intéressées peuvent réserver en se rendant sur le site www.stagesintensifs.fr. L’abonnement donnera également droit aux permanences de révision organisées pendant le trimestre en cours.

Par ailleurs, les élèves souffrant de lacunes ponctuelles sur des thèmes spécifiques pourront aussi bénéficier de stages thématiques et d’un soutien individualisé ponctuel, pour un taux horaire de 25 euros.

Enfin, tous nos stagiaires seront répartis par niveau, afin que les sessions leur soit le plus profitables possible.

 

KL : Une dernière question, Grégory, avant de te laisser travailler : quels sont tes centres d’intérêt quand tu as un peu de temps libre ?

GM : Je suis passionné par les courses hippiques et par l’élevage de chevaux de compétition ; je monte occasionnellement. J’adore la géographie et la démographie, les sciences économiques en général. J’aime aussi lire : mon auteur préféré est Maupassant ; la lecture d’Une vie m’avait beaucoup marqué. Un de mes grands plaisirs consiste à faire découvrir les formes, les couleurs et les sons à mon fils de quinze mois. Je ne me lasse pas de ses réactions devant les nouveautés que je lui propose.

 

Karin Lafont -

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