Portrait de Laurent, professeur particulier de maths, physique, chimie dans le 78,92,75

Rencontre avec … Laurent

 

 

KL : Laurent, comment a commencé pour toi l'aventure avec le réseau national des professeurs indépendants ?

LT : Elle a commencé fin février 2012, par un appel de Florian Campuzan. Je venais d'arriver sur Boulogne Billancourt, bien décidé à trouver les élèves pour les faire progresser dans les matières scientifiques. Ce coup de téléphone a duré une bonne heure, pendant laquelle nous avons discuté de mes compétences en tant que professeur particulier, puis nous des objectifs et de l'organisation du réseau. Dans la journée, j'ai aussi eu au téléphone Gregory Morel : nous avons aussi longuement abordé ces différents points.

Ces premiers contacts étant très positifs, nous nous sommes rencontrés une après midi, dans les Yvelines. Et c’est comme cela que tout a vraiment commencé : Florian et Grégory m'ont mis en contact avec une famille avec laquelle les cours se sont très bien passés, puis avec une deuxième et ainsi de suite. Maintenant, il est pratiquement impossible que l'on se rencontre comme nous l'avions fait, tellement nos emplois du temps sont serrés.

 

KL : Quand as-tu commencé à donner des cours particuliers ?

LT : Très tôt, puisque j’étais encore au lycée, c'est à dire quand j'avais dix-huit ans ! Mon premier élève en cours particulier était un collégien qui avait de grosses difficultés : au bout de six mois de cours, il s'en sortait correctement. Résultat : cela m'a donné envie de continuer. J’y voyais aussi une façon de gagner de l'argent de poche pendant mes propres études en faculté.

Plus tard, en thèse, j'ai commencé à donner des cours à la faculté et j'ai compris que lorsque l'on a trente étudiants, il est pratiquement impossible de "combler" les lacunes des uns ou des autres. On peut simplement apporter de nouvelles connaissances, en espérant que les étudiants les comprendront. Le format cours particulier ou en petit groupe me convient en fait beaucoup plus.

Finalement, après toutes ces "petites" expériences d'enseignement depuis plus de dix ans, le cours particulier est devenu mon métier.

 

KL : A quel niveau et dans quelles matières interviens-tu plus particulièrement ?

LT : J'interviens principalement auprès d’élèves de lycée, dans les matières scientifiques (mathématiques, physique, chimie, etc.). Lorsque le bac arrive, il y a beaucoup de demande pour ces matières, à ce moment là, c'est un vrai défi pour moi. La plupart du temps, les élèves et/ou les parents se rendent compte tardivement que le bac risque d'être un peu difficile. Il faut donc faire revoir à quelqu'un le programme d'un an en moins de deux semaines !

Je me souviens d'une élève en Terminale L qui avait une moyenne proche de 6 dans les matières scientifiques. A raison de deux heures tous les soirs pendant deux semaines, nous avons donc travaillé la physique, la chimie, la biologie et les mathématiques. J'ai revu cette élève pendant l'été, elle ne m'a pas reconnu – un peu décevant ! Mais lorsque je lui ai dit : "Alors ce bac ?", j'ai vu ses yeux s'illuminer et, réaction que je n'avais pas prévue, elle m'a sauté dans les bras ! Apparemment, cela s'était bien passé. Et en effet, elle avait réussi à obtenir des notes proches de la moyenne dans ces matières, ce qui lui a permis d'avoir le bac avec mention. Ce type d’événement est vraiment gratifiant pour moi. Permettre à des élèves de réussir leur objectif et voir que j'ai "compté" pour eux est très valorisant.

J'ai aussi quelques élèves post-bac, principalement en électronique et en informatique. En effet, ces matières sont très spécifiques et nécessitent un grand nombre de notions souvent peu ou mal assimilées par les élèves de ce niveau. Là encore, le fait de pouvoir discuter en tête à tête permet de cibler directement les faiblesses ou les erreurs des élèves, et de les combler, bien entendu.

 

KL : Qu'est-ce que le réseau a changé dans ta façon de travailler ?

LT : Grâce au réseau, j'ai été en mesure de travailler à temps plein ou presque en très peu de temps, ce qui était mon but lorsque je suis arrivé à Paris.

Maintenant que le réseau se développe, j’aimerais bien réduire ma zone d'intervention. En effet, lorsque l'on doit faire quarante-cinq minutes de trajet pour une heure de cours, on se demande parfois si ce n'est pas un peu trop. Le fait de faire partie du réseau me permettra aussi de recommander les élèves qui se trouvent vraiment trop loin de chez moi à des professeurs en qui j'ai entièrement confiance. En effet, le recrutement des enseignants dans ce réseau étant exigeant, ne sont retenus que des professeurs de qualité.

Autre point : en tant que professeurs particuliers, nous sommes souvent seuls. Le réseau permet d'avoir des échanges très instructifs avec d'autres personnes exerçant la même profession, que ce soit pour la partie administrative, logistique ou pour les cours en eux-mêmes. La pédagogie au cœur de notre métier est aussi un sujet de discussion entre nous, car les méthodes utilisées pour un groupe de trente élèves ne sont évidement pas les même que pour un seul. A travers ces échanges, le réseau me permet de me perfectionner, ce qui serait plus difficile et bien plus long seul.

 

KL : Encore une question ! En dehors de l’enseignement, à quoi t’intéresses-tu ?

J'aime passer du temps avec ma famille et mes amis, que ce soit pour un bonjour qui se prolonge ou pour de longs week-ends sportifs, snowboard l'hiver ou canoë l'été.

Toutefois, mes amis vivant loin de Paris, nous nous retrouvons la plupart du temps sur internet pour des parties de jeux vidéo. Certains de mes élèves jouent à ces mêmes jeux, ce qui permet de créer rapidement un lien et même, dans certains cas, d'expliquer des concepts de mathématiques appliquées qu’ils comprennent de suite, puisqu’ils les utilisent tous les jours ou presque.

Enfin, je suis devenu professeur car j'aime apprendre et transmettre. C'est donc tout naturellement que, lorsque j'ai du temps, je m'intéresse à des domaines complètement nouveaux. Je me suis par exemple auto-formé à différentes spécialités de l'informatique ; des communications serveur-client jusqu'à la confection d'intelligence artificielle, en passant par les bases de données. En ce moment, je m’intéresse au fonctionnement du monde économique. Je me suis rendu compte que ma formation initiale avait complètement fait l'impasse sur cette matière, qui pourtant traite du monde dans lequel nous vivons.

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Commentaires : 2
  • #1

    stagesintensifs (mercredi, 11 juillet 2012 21:01)

    Bravo Laurent pour ce portrait.

  • #2

    YAVO (jeudi, 06 avril 2017 16:32)

    76894716

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